image001Jeudi 8 janvier, un infirmier anesthésiste du SMUR, militant de Sud Santé et animateur de la grève à Pellegrin, est convoqué à un entretien disciplinaire pour non prise de service. En plein conflit social, la Direction a « assigné » ce salarié par simple passage d’huissier à son domicile après 16h, pour une embauche prévue le jour même à 20 h… C’est une véritable atteinte au droit de grève !

Vendredi 9 janvier, trois militants syndicaux de Sud PTT de la Plateforme Colis de Bègles, passent en commission de discipline à Mériadeck, au motif d’avoir fait rentrer une bouteille d’alcool… sans la moindre preuve, ni témoignage précis contre les trois salariés incriminés. En fait, la Direction a monté une affaire de toute pièce pour se débarrasser de militants syndicaux, les convoquant d’emblée à des entretiens préalables à licenciement. Vu le peu d’éléments en sa possession, elle parle maintenant de sanctions de 3 mois de mise à pied pour chacun des agents. C’est inacceptable, ces salariés sont menacés de très lourdes sanctions pour des faits qu’ils n’ont pas commis... C’est un véritable acharnement de la part de la direction !

Le NPA 33 dénonce cette répression contre des militants syndicaux, destinée à intimider et à menacer l’ensemble des salariés. Il y en a assez de ces méthodes de « management » de plus en plus brutales, encouragées par le gouvernement et son Etat d’urgence permanent.

Pour manifester notre solidarité, nous nous joignons aux deux rassemblements : 

Jeudi 8 février, 11h à la direction du CHU (rue Dubernat à Talence) à l’appel de Sud Santé


Vendredi 9 février, 14h devant la direction de la Poste à Bordeaux Mériadeck à l’appel de Sud PTT

82D’après les discours officiels, 2017 aurait été l’année de la « reprise »… pour les plus riches, et dans des proportions particulièrement révoltantes.

Selon un rapport que vient de publier l’Oxfam, « Le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours. Leur richesse a augmenté de 762 milliards de dollars en douze mois […] sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées l'année dernière ont bénéficié aux 1% les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité »...

« S’échinent », avant d’être jetéEs à la rue par milliers comme l’annoncent actuellement PSA, Carrefour et bien d’autres, assis sur des profits exorbitants.

jeunesse1Alors que dans toute la France, de premières résistances contre le plan Vidal sont visibles, les bordelais ne sont pas en reste. Un embryon de mobilisation qu'il convient de construire et de massifier.

Il est clair que Macron entend transformer l’Université pour satisfaire les aspirations des classes dominantes. En effet aujourd’hui, pour former une main d’œuvre plus proche des besoins du grand patronat, réformer l’Université est d’une importance cruciale pour les classes dominantes françaises, bien en retard à cet égard vis-à-vis des autres bourgeoisies européennes. Les grandes lignes de cette attaque peuvent se résumer en : une véritable sélection des lycéens à l’entrée des universités, sur la base « d’attendus » ; la fin de la compensation entre les matières qui se couplerait avec l’interdiction des redoublements (on aurait donc chaque année des étudiants expulsés de chaque cursus) ; une augmentation des frais d’inscription est également prévue. Ce ne sont que quelques points de la réforme, mais l’ensemble est une ouverture vers une mise en concurrence des universités, qui nous mène vers le modèle européen, avec des frais d’inscription allant jusqu’à 8 000 euros…

Organisée par le NPA33

Vendredi 26 janvier à 19h à l’Athénée municipal

rencontre militante jan 18A peine les ordonnances mises en application, certains patrons se précipitent pour lancer les premières attaques avec les ruptures conventionnelles collectives chez Pimkie et PSA. Une fois encore, le « dialogue social » sert à faire passer les mauvais coups, comme à PSA, où les syndicats (hormis la CGT) viennent de signer l’accord sur les RCC.

C’est contre ce recul des droits des travailleurs, cette banalisation des licenciements que nous sommes descendus dans la rue contre la première, puis la deuxième loi Travail. Si Macron peut sembler aujourd’hui avoir les mains libres, la lutte est loin d’être terminée. Même si nous n’avons pas gagné la bataille depuis le printemps 2016, bien des équipes syndicales, des jeunes, ont commencé à se battre en rompant avec le « dialogue social », par les méthodes de la lutte de classe.

Pour préparer la suite, il nous faut discuter, faire le bilan de cette première étape. Comment réaliser la convergence des luttes face à la politique d’émiettement des directions syndicales ? Quels obstacles vaincre, politiquement, pour construire une réelle lutte d’ensemble, un affrontement avec ce gouvernement ? Comment nous organiser ?

Pour discuter de tout cela, le NPA33 organise une soirée, dans laquelle nous invitons tous les militants que nous côtoyons dans les mouvements, dans notre activité syndicale, dans les mobilisations et luttes des différents secteurs, tous ceux qui se posent le problème des perspectives pour notre camp social.

 

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Dossier paru dans Anticapitalistes ! n°77 du 21 décembre 2017. Coordonné par Isabelle Ufferte

Des années d’austérité et de coupes budgétaires

Pas un jour sans qu’on apprenne qu’un hôpital public est en déficit, que des lits vont être fermés, des postes supprimés, des services fusionnés ou… rayés de la carte, voire des établissements entiers tel l’Hôpital militaire public Robert Piqué, au bénéfice de la clinique privée Bagatelle ou encore, dans la région, la fermeture de la maternité de l’hôpital d’Oloron.

L’offensive est tous azimuts : du fait de la baisse des financements, les directions aux abois pour trouver des marges de manœuvre tentent de tondre le mouton encore plus ras. Les personnels sont les premiers visés : les protocoles RTT sont revus pour tenter de supprimer des jours de repos comme à Libourne ou à Charles Perrens, les logiciels « compteurs de temps » sont ajustés pour dépouiller les agents comme au CHU…

La transformation de services conventionnels en services en ambulatoire, avec sortie le jour-même sans hospitalisation la nuit, permet aux directions de réduire les « frais » d’hébergement et de suivi à leur plus simple expression… avec une conséquence immédiate : la dégradation des conditions de travail et de soins s’accélère dans des services de plus en plus déshumanisés.

En parallèle, les privatisations de secteurs ou de services se multiplient et partout les réorganisations sont synonymes d’intensification du travail. Les investissements dans de nouveaux bâtiments, aussi nécessaires soient-ils (et pour lesquels les millions ne semblent pas manquer !) se traduisent partout par des réductions d’effectifs.

A la fondation Bergonié, centre de lutte contre le cancer, la direction vient d’annoncer avoir brutalement découvert un déficit de 4 millions (au lieu de moins d’un million initialement prévu). Et elle prévient : « nous devons très vite rattraper un retard d’organisation, au regard des évolutions des pratiques médicales »… « Pas de plan social en vue » mais « on va limiter les embauches, les départs à la retraite ne seront pas forcément remplacés »… alors même que la construction d’un nouveau « Pôle chirurgical et interventionnel » vient de débuter.

Une situation de plus en plus insupportable pour les salarié-e-s dans les établissements comme en témoignent ici les luttes à la clinique du Tondu ou au CHU de Bordeaux (voir ci-dessous)

Nous reviendrons plus spécifiquement sur la situation en psychiatrie dans le prochain numéro. Un secteur de la santé particulièrement sinistré pour les patients et les personnels, ce que la lutte massive des collègues de l’hôpital psychiatrique de Rennes (en grève depuis 6 semaine à l’heure où nous écrivons) vient de mettre largement sur le devant de la scène.

Depuis 15 ans, le premier samedi de décembre, une manif est organisée notamment à l'appel d'AC, d'autres organisations de chômeurs, et aussi syndicats et partis, dont le NPA, contre le chômage et la précarité.

A Bordeaux, la manif sera le samedi 2 décembre à 14h30 à Pey Berland.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (tract-24-11-17 verso.pdf)Tract d\'appel à la manifestation[ ]318 Ko

violence faite aux femmesVendredi 24 novembre, veille de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, le NPA propose une soirée projection-débat, précédée d’un apéro, à 18 h 30 au local du NPA, 99 rue Camille Sauvageau à Bordeaux.

Les récentes révélations des agressions sexuelles d’Harvey Weinstein ont provoqué un vaste mouvement de femmes à travers le monde. La libération de la parole des femmes brise la loi machiste du secret sur les actes de harcèlement, les violences sexuelles, les viols dont elles sont victimes, à une échelle qui fait éclater la réalité de leur oppression, au travail, dans l’espace public ou privé.

Une courte projection (Extraits du documentaire : le harcèlement au travail – L’affaire de tous ) et deux introductions au débat porteront sur la réalité de l’oppression des femmes aujourd’hui dans la société capitaliste du XXIème siècle, et sur l’origine de l’oppression des femmes et les conditions de son émancipation, qui ne peut être dissociée de l’émancipation sociale de tous les exploité-e-s.

Et samedi 25 novembre, à 15h, rassemblement unitaire Place de la Comédie (Grand Théatre) : "Non à la culture du viol !"

peuple migrateur
L’affaire des « Paradise Papers » met au grand jour une partie de la dissimulation permanente organisée par les riches de la planète, plus de 350 milliards d’euros placés dans des paradis fiscaux, soit plus que le budget de l’Etat français. Des « évasions fiscales » qui s’ajoutent à bien d’autres. L’an dernier, c’étaient les « Panama Papers » qui révélaient comment des paradis fiscaux servaient au blanchiment d’argent. Cette fois, c’est « en toute légalité » que ces capitaux sont soustraits au contrôle des Etats, et même avec leur complicité, puisqu’ils permettent tous cette « optimisation fiscale »… De nombreux dirigeants sont impliqués : la Reine d’Angleterre, des proches du 1er ministre canadien, de Trump, des dirigeants de multinationales et des grandes fortunes d’Europe, de France…

A l’opposé, pour les classes populaires, les chômeurs, la situation s’aggrave avec 9 millions de pauvres en France, percevant moins de 1015 euros bruts par mois !

Le NPA tient à affirmer sa solidarité avec la population de Catalogne face à la répression révoltante dont elle est l’objet.

Après avoir essayé d’empêcher le référendum de dimanche dernier par l’intervention brutale de plus de 10 000 policiers faisant plus de 800 blessés de tous âges, Rajoy, le chef du gouvernement espagnol a été jusqu’à nier son existence.

L’intimidation et la répression ne font qu’accroître la colère de la population catalane, de la jeunesse, leur aspiration à la démocratie. Une révolte face au mépris des aspirations indépendantistes d’une part importante de la population, mais aussi face aux graves conséquences de la crise qui frappe de plein fouet les classes populaires : chômage, bas salaires, crise du logement…

Après sa provocation de petit contremaitre, « Je serai d’une détermination absolue et je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », Macron a mis en scène le 22 septembre sa signature des ordonnances en direct. Nouvelle provocation, défi lancé aux centaines de milliers de salariés et de jeunes qui se sont mobilisés les 12 et 21 septembre et aux millions d’autres opposés aux ordonnances et solidaires (dans un sondage pour Libération, 58% y sont opposés, 68% convaincus qu’elles favoriseront les licenciements).

Le succès de la journée d’action du 12 septembre, avec 400 000 manifestants dans une multitude de villes grandes et petites est un signe et un encouragement. Le signe que pour une partie des travailleurs, de la jeunesse, le temps est venu de répondre à l’offensive que mènent Macron et son gouvernement pour le compte des patrons, et cela par la grève et dans la rue. Un encouragement à poursuivre et approfondir un mouvement qui ne fait que commencer et doit se donner, pour se développer, les moyens de s’organiser, de s’unifier, mais aussi des objectifs politiques, au-delà de l’exigence du retrait des ordonnances.