flyer europeBrexit, montée des nationalismes, extrême droite aux portes du pouvoir dans certains pays, reprise économique illusoire, menace d’effondrements bancaires, dettes publiques exorbitantes, incapacité à faire face aux flux migratoires dont elle est une des premières responsables... l’Union européenne traverse une crise profonde.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (flyer A5.pdf)Flyer A5[ ]287 Ko

Partout dans le pays, des travailleuses et travailleurs sont en grève pour l’emploi, contre les licenciements, contre la casse sociale, la casse des statuts, pour les salaires... De la SNCF à Air France, à Carrefour, aux Postiers ou aux Fords… la colère et le ras-le-bol explosent.

Les luttes se multiplient et quelles que soient les revendications de chacun, elles forment une seule et même lutte contre les attaques des patrons et du gouvernement. Elles sont autant d’éléments d’un même mouvement pour stopper l’offensive contre le monde du travail.

Le gouvernement ne semble plus si sûr qu’il n’y aura pas de « convergence des luttes ou de coagulation des mécontentements » parce qu’il n’y aurait pas de « convergence des problématiques » comme il disait fin mars. Macron, qui prétendait rester au-dessus de la mêlée, est allé se faire interviewer pour « expliquer sa réforme » aux cheminots... dans une école. Tout un symbole... ridicule.

appel 17 03

Jeudi 22 mars est une journée nationale intersyndicale de grève et de manifestations qui regroupera les cheminots, les salariés de la fonction publique, mais aussi les salariés du privé, dont les Fords contre l’ensemble des attaques en cours. A Bordeaux, la manifestation est à 13h30 place de la République

Et samedi 24 mars, 10h30, Place de la République, les Fords appellent l’ensemble des travailleurs, la population, à une nouvelle manifestation pour la défense de l’emploi.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (tract-17-03-18-bon.pdf)Tract NPA33 17-03-18[ ]863 Ko

En 1910, la deuxième conférence internationale des femmes socialistes adoptait, sur la proposition de Clara Zetkin, militante révolutionnaire et féministe, la création d’une journée internationale pour les droits des femmes. Dès l’année suivante, des manifestations avaient lieu au mois de mars dans plusieurs pays.

Le 8 mars 1917 à Saint-Pétersbourg (23 février du calendrier grégorien), des milliers d’ouvrières descendent dans la rue à l’occasion de cette journée pour exiger la paix, le retour des soldats et du pain. Elles appellent leurs collègues hommes à les rejoindre. Cette journée sera la première d’une révolution qui va secouer le monde entier et amènera les travailleurs et travailleuses russes et le parti bolchevik au pouvoir. Une révolution dont un des premiers actes sera d’accorder le droit de vote aux femmes.

Depuis plus de 100 ans, le 8 mars est jour international de combat féministe. Une journée que l’ONU et les gouvernements ont institutionnalisée et tenté de contrôler... mais le combat pour le droit des femmes, pour l’égalité entre les sexes, est un combat profondément subversif, qui conteste l’ordre établi, les pouvoirs, les Eglises de toute obédience, tous ceux qui entendent régenter la vie et le corps des femmes et, à travers elles, l’ensemble de la société. Un combat d’une actualité brulante !

A Bordeaux, ce 8 mars, plusieurs initiatives ont lieu :

- un rassemblement Place de la Victoire à partir de 15h40 (heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement du fait de leur salaire inférieur à celui des hommes) et à 18h par une chaîne humaine qui se déploiera rue Saint Catherine

- une manifestation nocturne non mixte qui partira à 20h place de la Victoire pour affirmer le droit pour toute femme de se promener seule la nuit dans les rues.

Samedi 10 mars de 15h à 18h à la salle cantonale (38 rue de Nuits à Bordeaux) aura lieu une réunion publique sur le thème « Harcèlement, violences, il faut que ça change » à l’appel du collectif bordelais pour le droit des femmes dont le NPA est membre.

5861535 sncf new 1000x625Editorial d'Anticapitalistes ! n°79

La nouvelle est tombée : Ford a décidé de quitter Blanquefort. Des centaines d’emplois, directs comme indirects, sont menacés, s’ajoutant à la longue liste de ceux des travailleurs de Carrefour, de Tupperware et bien d’autres...

Face à ces annonces, à la violence subie par les salariés, le bal des faux-cul fait fureur : membres du gouvernement Lemaire en tête, comme élus locaux tels Juppé and Co, rivalisent de déclarations et de cynisme, prétendant « soutenir » les salariés menacés… Les mêmes se préparent à supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et mènent une offensive sans précédent contre les cheminots et le service public de transport ferroviaire.

images2Correspondant, le 6 mars 2018

Lundi 5 mars, nous étions près de 300, dont de nouvelles têtes, des employés de bureau, de la maîtrise, au débrayage de 13h, au croisement des équipes de matin et d’après-midi. Dans les discussions, la colère est bien là, l’envie d’agir… mais les sirènes qui veulent nous freiner sont nombreuses, à coups de rumeurs, de bruits pour nous désarmer.

La veille, il y avait eu le petit coup médiatique dans Sud-Ouest du président de la CCI Gironde qui prétend qu’un repreneur allemand lui a téléphoné et qu’il a une solution.

Vendredi 2 mars, il y a eu toute l’agitation du ministre Le Maire, qui a reçu à Bercy une délégation syndicale et tous les politiciens locaux, Juppé, Rousset, Gleyze et cie. Ils sont tous au taquet pour se faire mousser et faire croire qu’ils vont agir pour nous. La seule chose qui fait s’agiter ces politiciens, c’est qu’on s’est mobilisé depuis des années et qu’ils s’en souviennent. Le Maire s’est fendu d’un communiqué pour exprimer « à l’attention des 910 salariés concernés un plein soutien et une implication totale ». En réalité, en tout et pour tout, il a réussi à constituer... « un groupe de travail » ! Les « comités de suivis » et autre… on connait. Ford a déjà mis cinq ans pour ne rien trouver.

5861535 sncf new 1000x625Le gouvernement vient de rendre public le rapport Spinetta sur la SNCF, véritable déclaration de guerre contre les cheminots. Il préconise 5 000 suppressions de postes et l’extinction du statut des cheminots pour tirer les droits vers le bas. Préparant l’ouverture à la concurrence et la privatisation, il prévoit le transfert de personnels vers des opérateurs privés dans le cas des lignes TER. La ministre des transports, Borne, parle même de donner un « sac à dos social » aux partants… Comme pour les salariés dans la restauration d’entreprise ou le nettoyage, qui changent d’employeurs au gré des appels d’offres et perdent leurs quelques acquis au fur et à mesure. Au final, tous deviennent précaires !

flyer 3 mars

image001Jeudi 8 janvier, un infirmier anesthésiste du SMUR, militant de Sud Santé et animateur de la grève à Pellegrin, est convoqué à un entretien disciplinaire pour non prise de service. En plein conflit social, la Direction a « assigné » ce salarié par simple passage d’huissier à son domicile après 16h, pour une embauche prévue le jour même à 20 h… C’est une véritable atteinte au droit de grève !

Vendredi 9 janvier, trois militants syndicaux de Sud PTT de la Plateforme Colis de Bègles, passent en commission de discipline à Mériadeck, au motif d’avoir fait rentrer une bouteille d’alcool… sans la moindre preuve, ni témoignage précis contre les trois salariés incriminés. En fait, la Direction a monté une affaire de toute pièce pour se débarrasser de militants syndicaux, les convoquant d’emblée à des entretiens préalables à licenciement. Vu le peu d’éléments en sa possession, elle parle maintenant de sanctions de 3 mois de mise à pied pour chacun des agents. C’est inacceptable, ces salariés sont menacés de très lourdes sanctions pour des faits qu’ils n’ont pas commis... C’est un véritable acharnement de la part de la direction !

Le NPA 33 dénonce cette répression contre des militants syndicaux, destinée à intimider et à menacer l’ensemble des salariés. Il y en a assez de ces méthodes de « management » de plus en plus brutales, encouragées par le gouvernement et son Etat d’urgence permanent.

Pour manifester notre solidarité, nous nous joignons aux deux rassemblements : 

Jeudi 8 février, 11h à la direction du CHU (rue Dubernat à Talence) à l’appel de Sud Santé


Vendredi 9 février, 14h devant la direction de la Poste à Bordeaux Mériadeck à l’appel de Sud PTT

82D’après les discours officiels, 2017 aurait été l’année de la « reprise »… pour les plus riches, et dans des proportions particulièrement révoltantes.

Selon un rapport que vient de publier l’Oxfam, « Le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours. Leur richesse a augmenté de 762 milliards de dollars en douze mois […] sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées l'année dernière ont bénéficié aux 1% les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité »...

« S’échinent », avant d’être jetéEs à la rue par milliers comme l’annoncent actuellement PSA, Carrefour et bien d’autres, assis sur des profits exorbitants.

jeunesse1Alors que dans toute la France, de premières résistances contre le plan Vidal sont visibles, les bordelais ne sont pas en reste. Un embryon de mobilisation qu'il convient de construire et de massifier.

Il est clair que Macron entend transformer l’Université pour satisfaire les aspirations des classes dominantes. En effet aujourd’hui, pour former une main d’œuvre plus proche des besoins du grand patronat, réformer l’Université est d’une importance cruciale pour les classes dominantes françaises, bien en retard à cet égard vis-à-vis des autres bourgeoisies européennes. Les grandes lignes de cette attaque peuvent se résumer en : une véritable sélection des lycéens à l’entrée des universités, sur la base « d’attendus » ; la fin de la compensation entre les matières qui se couplerait avec l’interdiction des redoublements (on aurait donc chaque année des étudiants expulsés de chaque cursus) ; une augmentation des frais d’inscription est également prévue. Ce ne sont que quelques points de la réforme, mais l’ensemble est une ouverture vers une mise en concurrence des universités, qui nous mène vers le modèle européen, avec des frais d’inscription allant jusqu’à 8 000 euros…