5501460127441Devant la ténacité du mouvement contre la loi travail, le gouvernement agresse les travailleurs, les jeunes et leurs organisations pour tenter de les intimider afin d’imposer sa loi. Valls et Cazeneuve voudraient les rendre responsables des violences qui ont pu avoir lieu en marge des manifestations jeudi. Ces violences, c’est pourtant bien le comportement des préfets et de la police qui les a provoquées. Qui donne l’ordre aux CRS d’être en permanence au contact des manifestants ? Qui envoie ses flics en civils, provoquer et casser dans les manifs ? Le Ministre de l’Intérieur bien évidemment. Il attaque ouvertement la CGT et il reçoit le soutien de la droite et de l'extrême droite qui réclament l'interdiction des manifestations et de Nuit debout. Le FN demande en prime la dissolution des « groupes d'extrême gauche ».
Tous ces gens, défenseurs des riches et du Medef, des banques, ont peur. Ils voient bien que le mouvement qui s’est levé rejette leur système injuste et inhumain où une poignée de privilégiés s’enrichissent sans limite au détriment de la majorité de la population.
La légitimité est de notre côté

Ils ont peur, provoquent et répriment parce qu’ils savent fort bien que leur politique ne sert pas les intérêts de la population mais celle des banques et des multinationales. Ils savent bien que leur cinéma sur la reprise, c’est du bidon : le chômage ne recule pas, c’est le nombre de chômeurs indemnisés qui recule tandis que le nombre de précaires augmente, lui !
Ils savent que si « ça va mieux » comme le prétend Hollande, ce n’est que pour les profits et les salaires des patrons mais pas pour les salariés, pas pour les jeunes.
C’est pourquoi leur politique d’intimidation ne doit pas nous faire reculer, bien au contraire. D’une certaine façon, gouvernement, droite et FN sont en train de convaincre largement que la légitimité des revendications du mouvement est totale. Oui, il faut imposer le retrait de la loi El Khomri, il faut commencer à imposer un autre rapport de force.
Si nous nous rassemblons, nous aurons la force de gagner
Pour obtenir la victoire, il est nécessaire que tous les salariés arrêtent de travailler au même moment, pas une seule mais plusieurs journées de suite, que le pays et la production s’arrêtent ! Cela montrerait que le pouvoir de tous les nantis ne vient que de notre travail ! Faisons en sorte que la confiance change de camp !
Voilà ce qui trotte dans la tête de nombreux salariés, dans la tête de tous ceux qui se sont mobilisés contre la fermeture de leur entreprise, contre des licenciements ou contre les suppressions de postes dans la fonction publique. Souvent nous nous sommes battus isolés les uns des autres et souvent nous avons connu des défaites. Aujourd’hui nous voyons enfin la possibilité de regrouper nos forces et de mettre un coup d’arrêt au gouvernement et au patronat.
Nous savons que pour contraindre le gouvernement à céder, nous ne pourrons pas nous contenter des journées de grève isolées. Nous avons besoin de construire un mouvement d’ensemble qui paralyse l’économie, une grève générale.
Les cheminots, pas plus que l’ensemble des salariés et les jeunes n’ont dit leur dernier mot. Nous pouvons gagner, soyons confiants dans nos propres forces.
Salariés, jeunes, privés d'emploi et retraités, tous ensemble !