vmhLe gouvernement a décidé de passer en force, d’utiliser la méthode du coup d’Etat en recourant à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi travail sans vote. L’épreuve de force est désormais plus que jamais engagée !

L'immense majorité de la population est opposée à la Loi travail. Des centaines de milliers de jeunes, de salariéEs descendent dans les rues, signent des pétitions, font grève, occupent... Hollande et son gouvernement s'en moquent. Ils se donnent le droit de décider à notre place, prétendent qu'ils savent mieux que nous ce qui est bon et juste. Pourtant depuis des années, sur les retraites, la santé, l'éducation, la Sécu, le chômage, les salaires, les licenciements, le nucléaire, les grands projets inutiles... les gouvernements successifs détruisent la protection sociale, les services publics, l'emploi, nos droits, notre environnement et notre avenir. Leur bilan est sans appel, ils n'ont aucune légitimité pour nous imposer de nouvelles régressions.

Ce nouveau passage en force, comme la pantomime de débat auquel se sont livrés les députés à coup de milliers d’amendements, en dit long sur la crise politique et le discrédit du gouvernement et des institutions tandis qu’Hollande, qui a atteint un nouveau record d’impopularité, continue à asséner que « ça va mieux » !

Leurs violences

Face à l’approfondissement de la crise politique, le gouvernement utilise la violence non seulement politique mais policière et les provocations pour tenter d’arrêter le mouvement.

Le 28 avril comme le 1er Mai et depuis, ce sont Valls et Cazeneuve, les consignes des préfets qui ont été responsables des violences qui ont pu avoir lieu en marge des manifestations, donnant l’ordre aux CRS d’être en permanence au contact des manifestants, envoyant des flics en civils provoquer et casser dans les manifs.

Pour faire bonne mesure, la droite et l'extrême droite ont, elles, réclamé l'interdiction des manifestations et de Nuit debout et le FN demande en prime la dissolution des « groupes d’extrême gauche »...

Ces défenseurs des riches, du Medef, des banques, ont peur face à un mouvement regroupant jeunes, salariés, chômeurs, retraités, qui se regroupent sur les places, manifestent et qui ensemble rejettent un système injuste, inhumain, au service d’une poignée de privilégiés qui s’enrichissent sans limite au détriment de la majorité de la population.

Face à leur illégitimité, notre légitimité !

Face à l’illégitimité des Hollande, Valls, Macron (qui vient de se découvrir une nouvelle passion pour... Jeanne d’Arc, l’égérie du FN…), à leurs amis du Cac 40, face à leurs provocations et leurs mensonges, la légitimité de nos revendications est totale !

Les coups redoublent contre la population, la jeunesse, les salariés. Il est clair pour tous que leur cinéma sur la reprise, c’est du bidon : le chômage ne recule pas, c’est le nombre de chômeurs indemnisés qui recule et le nombre de précaires, lui, augmente ! La seule chose qui « va mieux », ce sont les profits des gros actionnaires et les revenus des grands patrons.

Nous n’avons pas à nous laisser arrêter par le fait que la loi El Komhri ait été imposée pas le 49-3, pas plus que si elle avait trouvé une majorité pour la voter. C’est l’abrogation de cette loi inique qui est maintenant à l’ordre du jour. Leur politique d’intimidation ne doit pas nous faire reculer bien au contraire !

Nous avons la force de gagner

Il nous faut imposer un autre rapport de force. Chacun sent bien que pour faire reculer le pouvoir et le patronat, il est nécessaire que le monde du travail se mobilise ensemble. Sans le travail des salariés, l’économie, l’ensemble de la société sont bloqués.

Il nous faut faire en sorte que la confiance change de camp ! Nous sommes nombreux parmi les salariés, syndiqués ou non, parmi la jeunesse, les sans emplois, à vouloir agir.

Aujourd’hui nous avons la possibilité de regrouper nos forces. Nous savons que pour contraindre le gouvernement à céder, nous ne pourrons pas nous contenter des journées de grève isolées, sans plan d’ensemble ! Nous avons besoin de construire un mouvement d’ensemble qui paralyse l’économie, une grève générale. C’est cela qu’il nous faut préparer.