bandeau 3 candidats SITEMacron entend donner le coup d’envoi d’une nouvelle offensive contre les travailleurs et les classes populaires. Ancien banquier d’affaire, ancien haut fonctionnaire, ancien ministre et père d'une loi dictée par le patronat, il a mis en place un gouvernement où se retrouvent d’anciens ministres de Chirac, Sarkozy et Hollande, d’anciens sénateurs et députés de tous les partis qui ont cohabité ou alterné au pouvoir depuis 30 ans. Tous sont unis dans la volonté d’amplifier l'offensive du grand patronat contre les travailleurs et la population.

Contre un gouvernement au service du grand patronat et des actionnaires

Leur programme est clair : ensemble, ils entendent accentuer la destruction des droits sociaux et démocratiques, la liquidation des services publics, la généralisation de la précarité et de la flexibilité, les licenciements et le chômage. Alors que nombre d’entreprises licencient ou ferment, que des postes sont supprimés par dizaines de milliers dans la Fonction publique et que le chômage est au plus haut, ils veulent s’en prendre à l’assurance chômage, faciliter les radiations et changer le mode de financement en augmentant la CSG, y compris pour les retraites à partir de 1200 euros.

Macron a annoncé qu’il veut gouverner par ordonnances, la même méthode de passage en force que le 49-3 utilisé par Valls pour imposer la loi travail et les lois Macron face à l’opposition d’une large fraction de la population et la mobilisation de centaines de milliers de jeunes et de travailleurs. Et il voudrait aujourd’hui que les électrices et électeurs lui donnent une majorité pour lui permettre de faire ce que dicte le patronat !

Face à tou-te-s les candidat-e-s qui, quelle que soit l’étiquette, défendent une politique dans la continuité de toutes celles menées jusqu’ici, faisons entendre notre révolte, notre  refus de voir nos vies écrasées par leurs profits !

Ils préparent le terrain pour l’extrême droite

Le nouveau ministre de l’Intérieur s’est empressé d’annoncer la poursuite de l’offensive sécuritaire. Au nom de la « lutte contre le terrorisme », les premiers visés sont les populations défavorisées, d’origine immigrée, les jeunes, et tou-te-s celles et ceux qui contestent leur politique et subissent l’état d’urgence et la répression policière. Pendant ce temps, le gouvernement poursuit les guerres menées par l’impérialisme français, qui engendrent le terrorisme.

Leur politique contre les classes populaires, les travailleurs, les jeunes, s’accompagne d’une offensive réactionnaire qui flatte le racisme et toutes les discriminations pour mieux diviser la population, les travailleurs.

Ces politiques font le lit de l’extrême droite qui tente de dévoyer le mécontentement et a le culot de se présenter comme une réponse. Mais elle est partie intégrante de leur système, celui du fric, des inégalités, des discriminations ! Elle ferait encore pire : la fin des droits démocratiques, le chacun pour soi, le libéralisme sans frein, le nationalisme et la xénophobie.

Le seul rempart possible à l’extrême droite, c’est la force collective du monde du travail pour imposer nos exigences : quels que soient notre origine, la couleur de notre peau, notre sexe, notre orientation sexuelle, nous avons les mêmes intérêts !

Imposer une autre politique

Le patronat a touché plus de 100 milliards d’euros d’aides par an, l’évasion fiscale rapporte aux riches 80 milliards par an, les entreprises du CAC 40 ont distribué 55 milliards aux actionnaires en 2016. Il faut mettre un coup d’arrêt à ce transfert de richesses dans les poches des possédants, remettre en cause la logique du profit et de la concurrence.

- En finir avec le chômage et la précarité : Interdiction des licenciements et partage du temps de travail entre toutes et tous. Requalification des contrats intérim et CDD dont abuse le patronat : un CDI pour tous. Création massive d’emplois dans les services publics de la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, le logement, les transports...

- Des moyens pour tous de vivre correctement : Augmentation des salaires, pensions, minima sociaux de 300 euros avec un revenu minimum à 1700 euros net par mois. Retour à 37,5 annuités de cotisations retraite dans le privé et le public, retraite pleine à 60 ans, 55 ans pour les travaux pénibles.

- Mettre en œuvre une politique au service de la population, c'est rompre avec une économie basée sur les profits : cela passe par l’annulation de la dette publique, la socialisation des banques, la création d’un service public bancaire sous le contrôle des salariés et de la population.

- Garantir les droits démocratiques, c'est garantir le droit de la population de contrôler et décider de la marche de la société comme des grandes entreprises. C'est défendre les droits des femmes, l'égalité entre les sexes, une véritable égalité au travail, le libre accès à l’avortement et la contraception, à des services publics gratuits... C'est aussi refuser le repli sur soi, la fermeture des frontières, le nationalisme pour construire une autre Europe, solidaire, une Europe des travailleurs et des peuples, mettre en place la liberté de circulation et d’installation, régulariser tous les sans-papiers et donner le droit de vote aux étrangers qui vivent en France. C'est mettre fin à l’état d’urgence qui n’empêche pas les attentats mais réduit les libertés démocratiques. C'est arrêter les interventions militaires et les ventes d’armes, défendre le droit des peuples à l’autodétermination, en Palestine, en Guyane et ailleurs.

Ne comptons que sur nous-mêmes et nos mobilisations :
contre le président des patrons, préparons la riposte !

Seules les mobilisations des travailleurs, de la jeunesse, des classes populaires peuvent imposer de telles mesures. Elles ne peuvent être mises en œuvre que par un gouvernement qui refuse la soumission aux classes possédantes, aux banques, aux grands patrons. Un tel gouvernement ne peut qu’être issu des mobilisations du monde du travail, sous son contrôle direct, pour engager une rupture avec le capitalisme et construire une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions.

C’est ce que nous voulons porter dans ces élections. Elles ne changeront pas nos vies mais elles nous permettent de dire que nous ne sommes pas dupes, que nous ne marchons pas dans cette mascarade politicienne et que nous sommes convaincus que l'avenir dépend de nous, de nos mobilisations.

Voter NPA c’est dire que nous ne nous laisserons pas faire ; c’est un vote de classe, anticapitaliste, un encouragement pour les mobilisations à venir, pour ensemble inverser les rapports de force.

Dans les circonscriptions où il ne présente pas de candidats, le NPA appelle à voter pour ceux de Lutte Ouvrière