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Des expositions et des débats, à la fête du NPA33

Dix ans après le déclenchement de la crise des subprimes aux Etats-Unis, nous avons voulu revenir sur les bouleversements qui se sont produits dans l’organisation du monde, dans les rapports sociaux et politiques au cours des quatre dernières décennies. En comprendre les causes profondes, les logiques internes, est indispensable à ceux qui en sont les premières victimes, les travailleurs et les peuples. Indispensable pour inverser le rapport de force face à bourgeoisie, mais aussi ouvrir la seule issue, révolutionnaire, à cette crise dont la bourgeoisie internationale s’avère incapable de sortir.

Car le bilan est aujourd’hui clair : montée des inégalités sociales, menace d’un nouvel effondrement financier majeur, crise environnementale dont on mesure déjà les conséquences dramatiques, escalade guerrière… Non seulement la crise est le produit des trois décennies de mondialisation libérale et impérialiste, mais les « remèdes » que les gouvernements et les institutions financières ont prétendu lui apporter n’ont fait qu’en préparer un nouvel épisode, aigu.

Le capitalisme a épuisé toutes ses possibilités de développement, sa survie ne peut se faire qu’au prix d’une terrible régression, signe de la faillite des classes dominantes.

Cette faillite se reflète sur le plan politique. Les partis qui ont conduit les politiques de la bourgeoisie depuis les années 1980 sont totalement déconsidérés et s’engagent dans une surenchère réactionnaire avec l’extrême droite, une fuite en avant anti-démocratique, xénophobe, nationaliste pour tenter de dévoyer la révolte sociale qui se développe un peu partout dans le monde.

Ici, l’arrivée au pouvoir de Macron et de sa majorité de DRH et de petits patrons est le produit de ces évolutions politiques. Prétendant offrir une alternative aussi bien à la menace de Le Pen qu’aux « vieux » partis de gouvernement, il a su se faire élire pour continuer, en l’aggravant, la politique de Sarkozy et de Hollande. C’est la même fuite en avant, qui prépare le terrain à la droite la plus extrême…

La France Insoumise se présente, elle, comme la seule opposition parlementaire réelle au pouvoir de Macron. Mais, née de la faillite des vieux partis issus de l’histoire du mouvement ouvrier, le PS et le PC, la perspective politique qu’elle porte, entièrement soumise aux jeux institutionnels, s’inscrit dans leur continuité et constitue la même impasse pour le monde du travail. La même logique politique est à l’œuvre partout, sous des formes particulières.

La seule issue possible à l’impasse dans laquelle la faillite du capitalisme mondialisé nous enferme est portée par la révolte sociale qu’elle suscite dans les classes ouvrières du monde entier. A condition qu’elle prenne conscience de sa force, de la communauté de ses intérêts, par-dessus les frontières, et du rôle qui lui incombe. A condition qu’elle donne un programme politique a ses mobilisations sociales, un programme pour un changement révolutionnaire de société.

Telle est la discussion politique que nous pensons indispensable de mener aujourd’hui avec tous les militants qui se posent non seulement la question de mettre un coup d’arrêt aux attaques permanentes que nous subissons, mais aussi d’aller au-delà, d’en finir avec cette société d’exploitation. Ce sera au cœur de notre fête, cent ans après la révolution d’Octobre 17, à travers deux expositions (« Après dix ans d’une crise mondialisée qui n’en finit pas, quel programme pour les luttes des travailleurs et des peuples » et une sur le centenaire de la révolution russe) et deux débats : « 10 ans de crise du capitalisme mondialisé : actualité de la révolution », introduit par le NPA, et « Quelle riposte et quelle perspective pour le monde du travail et la jeunesse face à l’offensive du gouvernement Macron » dans lequel interviendront des invités de diverses organisations politiques et syndicales.