peuple migrateur
L’affaire des « Paradise Papers » met au grand jour une partie de la dissimulation permanente organisée par les riches de la planète, plus de 350 milliards d’euros placés dans des paradis fiscaux, soit plus que le budget de l’Etat français. Des « évasions fiscales » qui s’ajoutent à bien d’autres. L’an dernier, c’étaient les « Panama Papers » qui révélaient comment des paradis fiscaux servaient au blanchiment d’argent. Cette fois, c’est « en toute légalité » que ces capitaux sont soustraits au contrôle des Etats, et même avec leur complicité, puisqu’ils permettent tous cette « optimisation fiscale »… De nombreux dirigeants sont impliqués : la Reine d’Angleterre, des proches du 1er ministre canadien, de Trump, des dirigeants de multinationales et des grandes fortunes d’Europe, de France…

A l’opposé, pour les classes populaires, les chômeurs, la situation s’aggrave avec 9 millions de pauvres en France, percevant moins de 1015 euros bruts par mois !

Tout cela donne tout son sens aux « premiers de cordées » de Macron. cette fable qui prétend que les riches tirent les autres vers le haut. Ils ne font que se servir, et ils ont le culot de dire que l’éducation et la santé coûtent trop cher, que l’Etat doit supprimer des emplois de fonctionnaires, qu’il faut en finir avec l’assistanat des chômeurs, qu’il faut faciliter les licenciements…

Les « Paradise Papers » révèlent à quel point le capitalisme est le paradis des riches, un système parasitaire pour aspirer les richesses produites par les travailleurs par mille canaux, la dissimulation fiscale, les cadeaux de l’Etat, la dette, la spéculation, et plus profondément, l’exploitation du travail des salariés.

C’est dans cette même politique que s’inscrivent les ordonnances Macron contre le Code du travail, s’en prendre aux droits des travailleurs pour tirer toujours plus de profits.

Contester ce système

Face à l’ampleur de l’offensive patronale, les confédérations syndicales ont appelé à des journées d’action comme le 16 novembre.

Mais ces journées isolées ne suffisent pas, chacun le sait. Les confédérations sont désarçonnées, incapables de rompre avec la politique du « dialogue social » qu’elles mènent depuis des décennies. Pour elles, les journées d’action ne servent qu’à essayer de négocier. Mais face à un pouvoir qui ne négocie plus... c’est l’impasse.

Face à ce pouvoir des riches, il nous faut débattre de comment faire converger nos luttes, renforcer les liens entre tous ceux qui veulent engager une lutte résolue contre le gouvernement et le patronat, rassemblant les salariés du privé et du public, les chômeurs, les retraités et la jeunesse.

Contre les agressions de Macron et du patronat, chaque bataille est une lutte politique pour leur répondre pied à pied. Répondre à la morale de la réussite individuelle et du fric par celle du progrès collectif pour tous les travailleurs. Contre le racisme, les mesures contre les migrants, le repli national, défendre la solidarité internationale et l’ouverture des frontières.

Contre les reculs imposés par le capital, la seule réponse viendra de nos luttes et de notre capacité à faire le lien entre nos luttes d’aujourd’hui et le projet d’une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions, un socialisme démocratique, un communisme dirigé par les travailleurs eux-mêmes.