jeunesse1Alors que dans toute la France, de premières résistances contre le plan Vidal sont visibles, les bordelais ne sont pas en reste. Un embryon de mobilisation qu'il convient de construire et de massifier.

Il est clair que Macron entend transformer l’Université pour satisfaire les aspirations des classes dominantes. En effet aujourd’hui, pour former une main d’œuvre plus proche des besoins du grand patronat, réformer l’Université est d’une importance cruciale pour les classes dominantes françaises, bien en retard à cet égard vis-à-vis des autres bourgeoisies européennes. Les grandes lignes de cette attaque peuvent se résumer en : une véritable sélection des lycéens à l’entrée des universités, sur la base « d’attendus » ; la fin de la compensation entre les matières qui se couplerait avec l’interdiction des redoublements (on aurait donc chaque année des étudiants expulsés de chaque cursus) ; une augmentation des frais d’inscription est également prévue. Ce ne sont que quelques points de la réforme, mais l’ensemble est une ouverture vers une mise en concurrence des universités, qui nous mène vers le modèle européen, avec des frais d’inscription allant jusqu’à 8 000 euros…

 

La dynamique d’opposition autour de cette loi, au début assez faible, commence à prendre, les lycéens se confrontent en ce moment même a la nouvelle plateforme « parcoursup » et les enseignants commencent à se préparer pour cette nouvelle réforme. Dans de nombreuses universités des assemblées générales se tiennent, comme au Mirail à Toulouse le 24 janvier où plus de 500 étudiants se sont réunis.

Bilan de la mobilisation à Bordeaux

Avant les vacances d’hiver plusieurs initiatives ont eu lieu, réunions et tractages d’informations, mais aussi des assemblées générales qui ont débuté à l’Université Bordeaux Montaigne, réunissant plusieurs fois plus d’une centaine de personnes. Les étudiants, professeurs et personnels de l’université qui les ont initiées ont maintenu la mobilisation, constituant un comité de mobilisation stable qui a permis d’informer les étudiants et lycéens.

Petit à petit, des groupes de lycéens se sont également constitués, notamment à Victor Louis et Mauriac, venant notamment aux assemblées étudiantes.

Ces embryons de mobilisations ont permis de couvrir l’ensemble de la journée portes ouvertes qui s’est tenue le 18 janvier dans les universités de Bordeaux. Des tables informatives et des groupes de tractage se sont tenus sur presque l’ensemble du campus ; mais aussi une assemblée générale à Bordeaux Montaigne le midi, assemblée qui a acté la participation bordelaise à la journée nationale du 1er février.

Cette journée a essentiellement servi à lancer des comités de mobilisation dans de nombreux lycées, qui se coordonnent dans un comité de mobilisation inter-lycéens ; il en reste encore sans groupe de mobilisation, mais ce n’est qu’une question de temps…

Le 1er février, première journée de lutte !

La date du premier a été actée par l’assemblée générale de Bordeaux Montaigne, soutenue par une inter-syndicale (syndicats de l’enseignement) et se construit donc actuellement. Ce sera une journée de grève pour les enseignants, mais également de démonstration pour la jeunesse qui jusque là s’est peu exprimée à ce sujet. Les cadres d’auto-organisation se relancent un peu partout en France et donnent espoir pour la suite.

Concrètement, des assemblées générales se tiendront en amont ou le jour même. Dans les lycées, des assemblées se sont tenues également dans la semaine. La manifestation est appelée à 11h place de la Victoire, un évènement facebook « Manifestation contre la sélection » est à partager !

Dores et déjà, une nouvelle journée d’action nationale est prévue le 6 février.