etaturgencePour le gouvernement, l'urgence c'est la démolition du Code du travail, toujours plus de guerre contre les peuples et toujours plus d'attaques contre celles et ceux qui refusent de se plier à cette politique et à la dictature patronale.

La conférence sur le climat à peine terminée, son urgence est d'expulser les paysans de Notre-Dame-des-Landes pour construire un aéroport aussi inutile que destructeur de l'environnement et du climat.

La guerre contre Daesh c'est à la fois des bombardements au Moyen-Orient à l'efficacité militaire douteuse, le massacre de populations civiles et la justification d'un état d'urgence en France qui sert de prétexte à une répression qui menace les droits démocratiques les plus élémentaires.

Attaques tout azimut

Le gouvernement est complètement engagé dans la répression contre le mouvement social. C'est lui qui est à l'initiative de la condamnation à 9 mois de prison fermes des salariés de Goodyear dont le seul crime était de lutter contre la fermeture de leur usine, tout comme les salariés de Ford, poursuivis suite à leurs manifestations au Salon de l'Automobile de 2012 et 2014. C’est lui qui a assigné à résidence les militants qui se battent pour changer le système pas le climat. Complètement engagé dans la campagne hystérique contre les salariés d'Air France, il est responsable aussi de la répression qui s'abat sur les migrantEs et celles et ceux qui les soutiennent dans leur combat légitime pour un accueil digne, ainsi que pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Un gouvernement complètement engagé dans la volonté d'attaquer toujours plus les droits des salariéEs. La réduction du Code du travail à quelques principes vise à ouvrir la voie à toutes les dérogations au travers d'accords d'entreprises imposés par le chantage à l'emploi. Temps de travail, rémunération des heures supplémentaires, tout est négociable, respect du contrat de travail,... à la baisse sous prétexte de sauvegarde de l'emploi. Et pour faire bonne mesure, des règles sur la laïcité de l'entreprise au fort relent d'islamophobie.

Construire les résistances

Malgré le chantage à l'emploi, malgré la répression, des résistances existent. C'est d'abord le réseau de solidarité qui se développe autour des Goodyear avec près de 150 000 signatures et un rassemblement à l'initiative de la CGT à Paris. C'est la journée de mobilisations dans toute la Fonction Publique ce mardi 26 janvier pour défendre un service public de qualité, l'arrêt des suppressions de postes et les salaires tandis que les enseignants manifestent aussi contre la réforme des collèges. Dans de nombreuses entreprises d'Air France à La Poste en passant par les marins de la SNCM, les salariéEs du nettoyage des HLM de Paris, d'EDF, des travailleurs/euses se mobilisent pour défendre leurs conditions de travail, leurs salaires et leurs emplois.

Les inquiétudes, les condamnations suscitées par les grands projets réactionnaires de déchéance de la nationalité, d'installation permanente de l'état d'urgence commencent à se transformer en mobilisations.

Faire grandir les mobilisations

Face à un gouvernement de plus en plus ouvertement réactionnaire, et dont l'objectif majeur semble être de vendre des armes de guerre ou des Airbus aux régimes réactionnaires d'Égypte, d'Inde ou d'Iran, nous devons amplifier les ripostes.

Samedi 30 janvier sera une journée de mobilisations dans toute la France à l’appel d’un collectif regroupant la plupart des organisations syndicales, associatives, politiques. A Bordeaux, une manifestation est prévue à 14h30 place de la Victoire. Cliquer ici pour le communiqué d'appel.

A cette occasion il est urgent de commencer à faire converger le combat contre l'état d'urgence, contre la déchéance de la nationalité, contre la guerre, contre la régression sociale et la répression.

Profitons de ces occasions pour nous retrouver, faire grandir la mobilisation autour de nous, préparer la contre-offensive indispensable pour mettre un coup d’arrêt à la régression sociale et démocratique.