aff contreunionnationaleContre le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, les politiques sécuritaires et antisociales…

Après les attentats des 7, 8, 9 janvier, Hollande et Valls, totalement discrédités, ont cru pouvoir profiter de la situation pour engager une vaste opération de récupération politique. Invoquant l'"esprit du 11 janvier " qui soi-disant planait sur les grandes manifestations de solidarité et de protestation qui ont suivi, ils tentent de nous aligner derrière leur drapeau de la « lutte contre le terrorisme », exaltant la « patrie », trouvant d'ailleurs sur ce terrain l’oreille de certaines organisations du mouvement social. Leurs intentions sont claires : faire taire toute contestation à leur politique, aussi bien intérieure qu'extérieure.

C’est pourtant cette politique d'attaques permanentes contre les travailleurs, de chasse aux Roms et autres " étrangers en situation irrégulière ", de multiplication des interventions militaires impérialistes en Afrique et au Moyen Orient, qui est pour une très large part responsable de la décomposition sociale et politique dans laquelle s'enfonce la société, bien au delà des frontières nationales. C'est de ce terreau que se nourrit la barbarie qui a débouché sur les attentats de début janvier, ainsi que, plus récemment, sur ceux de Copenhague, le saccage antisémite d'un cimetière juif en Alsace, la multiplication des agressions contre des mosquées ou des commerces arabes...

Le gouvernement prétend lutter contre tous les racismes, mais il stigmatise régulièrement les populations d’origines immigrées, les Roms, les Arabes et musulmans, sommés de se désolidariser des attentats et de prouver leur appartenance à la « communauté nationale ». Il relance les discours sur le prétendu « problème de l’immigration », Valls n'hésitant pas à dénoncer ce qu'il appelle " l'islamo-fascisme ", flattant les pires préjugés, sur le terrain de l’UMP et du FN.

Dépassé par des évènements dont il est largement responsable, le gouvernement poursuit la fuite en avant sécuritaire et autoritaire. L'école est désignée comme élément central de la " lutte contre le djihadisme ", Vallaud-Belkacem ressortant de la naphtaline cette "morale républicaine" de la fin du 19ème siècle qui a servi à préparer des générations de jeunes à se faire massacrer, au nom de la patrie, dans la boue des tranchées de la 1ère guerre mondiale ! Le gouvernement a profité de ce climat pour faire voter à la quasi unanimité la poursuite de l’intervention militaire en Iraq, avec l’abstention timide de quelques élus du Front de Gauche. Et c'est encore "l'esprit du 11 janvier", cette "union nationale" que Valls a invoqué pour essayer de nous faire avaler la loi Macron, véritable attaque tous azimuts contre les travailleurs" !

Face à cette situation, il y a urgence à engager la lutte contre le poison du patriotisme et du nationalisme, contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme qui rongent une partie de notre camp social. Mais ce combat est indissociable de celui contre les véritables causes de cette situation : la dégradation sociale, la précarité, le chômage, la misère qui touchent les travailleurs, et plus particulièrement la jeunesse. A la propagande cynique et dangereuse du gouvernement, au "diviser pour régner" qui lui sert de boussole, notre réponse est celle du combat pour l'unité de notre classe, quelles que soient les origines ou les convictions religieuses, sur la base d’un programme de lutte, pour les droits sociaux et démocratiques du monde du travail.

C’est pour discuter de toutes ces questions que le NPA 33 vous invite à participer à la réunion publique du 6 mars à Bordeaux.