Le 22 mai, à Bordeaux, un rendez-vous est donné à 13h00 Place de la Victoire par les secteurs en lutte,  pour rejoindre le rassemblement appelé par l’intersyndicale, à 13h30, Place de la République

Le gouvernement tout dévoué au patronat et aux multinationales a beau tenter de faire taire, essayer d’isoler et de discréditer ceux qui se battent, la lutte continue face à l’offensive.

A Air France, le PDG et le gouvernement étaient pourtant sûrs de leur coup : les grévistes étaient paraît-il minoritaires, les salariés d’accord avec la direction « subissaient » paraît-il la grève… Alors le PDG a eu une idée géniale : faire un référendum pour isoler les grévistes, et pour faire bonne mesure, il a mis sa démission dans la balance ! Et malgré le battage médiatique, les menaces, le chantage… les salariés ont majoritairement voté contre la proposition de la direction !

Cet épisode éclaire la situation : malgré les campagnes de désinformation, les provocations et la propagande du gouvernement et des patrons que relaient complaisamment les médias, l’opposition à la politique du patronat et du gouvernement est profonde. La révolte et la colère de la population, des travailleurs et travailleuses, des jeunes, est bien loin de s’éteindre.

Comme le disait un slogan de 68, c’est « le début d’une lutte prolongée » !

vignette meeting mai68On ne pouvait espérer meilleur cinquantième anniversaire de la grève générale et du mouvement de contestation de mai 68 que ce printemps 2018 qui voit la convergence des luttes et des mécontentements mis à l’ordre du jour par les cheminots, les travailleurs des EPHAD, d’Air France, de la Poste, de Ford ainsi que la jeunesse étudiante.

Macron avait dit vouloir commémorer 68, il avait convié pour cela son nouvel allié Daniel Cohn Bendit, il voulait faire mieux que Sarkozy qui prétendait « liquider l’héritage de 68 », en anesthésier la mémoire même en la vidant de tout contenu contestataire, radical, révolutionnaire, le banaliser en l’intégrant à ce qu’ils appellent leur « récit national ».

C’est loupé !

Les ruses de l’histoire lui jouent un mauvais tour. La grève des cheminots, les mobilisations dans les facs, l’idée de la convergence des luttes et des mécontentements, le mouvement qui mûrit aujourd’hui rentrent par trop en résonance avec 68, la commémoration est par trop vivante et concrète, dynamique, pour ne pas ridiculiser les velléités des imposteurs et les mettre à nu.

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flyer europeBrexit, montée des nationalismes, extrême droite aux portes du pouvoir dans certains pays, reprise économique illusoire, menace d’effondrements bancaires, dettes publiques exorbitantes, incapacité à faire face aux flux migratoires dont elle est une des premières responsables... l’Union européenne traverse une crise profonde.

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Partout dans le pays, des travailleuses et travailleurs sont en grève pour l’emploi, contre les licenciements, contre la casse sociale, la casse des statuts, pour les salaires... De la SNCF à Air France, à Carrefour, aux Postiers ou aux Fords… la colère et le ras-le-bol explosent.

Les luttes se multiplient et quelles que soient les revendications de chacun, elles forment une seule et même lutte contre les attaques des patrons et du gouvernement. Elles sont autant d’éléments d’un même mouvement pour stopper l’offensive contre le monde du travail.

Le gouvernement ne semble plus si sûr qu’il n’y aura pas de « convergence des luttes ou de coagulation des mécontentements » parce qu’il n’y aurait pas de « convergence des problématiques » comme il disait fin mars. Macron, qui prétendait rester au-dessus de la mêlée, est allé se faire interviewer pour « expliquer sa réforme » aux cheminots... dans une école. Tout un symbole... ridicule.

appel 17 03

Jeudi 22 mars est une journée nationale intersyndicale de grève et de manifestations qui regroupera les cheminots, les salariés de la fonction publique, mais aussi les salariés du privé, dont les Fords contre l’ensemble des attaques en cours. A Bordeaux, la manifestation est à 13h30 place de la République

Et samedi 24 mars, 10h30, Place de la République, les Fords appellent l’ensemble des travailleurs, la population, à une nouvelle manifestation pour la défense de l’emploi.

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En 1910, la deuxième conférence internationale des femmes socialistes adoptait, sur la proposition de Clara Zetkin, militante révolutionnaire et féministe, la création d’une journée internationale pour les droits des femmes. Dès l’année suivante, des manifestations avaient lieu au mois de mars dans plusieurs pays.

Le 8 mars 1917 à Saint-Pétersbourg (23 février du calendrier grégorien), des milliers d’ouvrières descendent dans la rue à l’occasion de cette journée pour exiger la paix, le retour des soldats et du pain. Elles appellent leurs collègues hommes à les rejoindre. Cette journée sera la première d’une révolution qui va secouer le monde entier et amènera les travailleurs et travailleuses russes et le parti bolchevik au pouvoir. Une révolution dont un des premiers actes sera d’accorder le droit de vote aux femmes.

Depuis plus de 100 ans, le 8 mars est jour international de combat féministe. Une journée que l’ONU et les gouvernements ont institutionnalisée et tenté de contrôler... mais le combat pour le droit des femmes, pour l’égalité entre les sexes, est un combat profondément subversif, qui conteste l’ordre établi, les pouvoirs, les Eglises de toute obédience, tous ceux qui entendent régenter la vie et le corps des femmes et, à travers elles, l’ensemble de la société. Un combat d’une actualité brulante !

A Bordeaux, ce 8 mars, plusieurs initiatives ont lieu :

- un rassemblement Place de la Victoire à partir de 15h40 (heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement du fait de leur salaire inférieur à celui des hommes) et à 18h par une chaîne humaine qui se déploiera rue Saint Catherine

- une manifestation nocturne non mixte qui partira à 20h place de la Victoire pour affirmer le droit pour toute femme de se promener seule la nuit dans les rues.

Samedi 10 mars de 15h à 18h à la salle cantonale (38 rue de Nuits à Bordeaux) aura lieu une réunion publique sur le thème « Harcèlement, violences, il faut que ça change » à l’appel du collectif bordelais pour le droit des femmes dont le NPA est membre.

5861535 sncf new 1000x625Editorial d'Anticapitalistes ! n°79

La nouvelle est tombée : Ford a décidé de quitter Blanquefort. Des centaines d’emplois, directs comme indirects, sont menacés, s’ajoutant à la longue liste de ceux des travailleurs de Carrefour, de Tupperware et bien d’autres...

Face à ces annonces, à la violence subie par les salariés, le bal des faux-cul fait fureur : membres du gouvernement Lemaire en tête, comme élus locaux tels Juppé and Co, rivalisent de déclarations et de cynisme, prétendant « soutenir » les salariés menacés… Les mêmes se préparent à supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et mènent une offensive sans précédent contre les cheminots et le service public de transport ferroviaire.

images2Correspondant, le 6 mars 2018

Lundi 5 mars, nous étions près de 300, dont de nouvelles têtes, des employés de bureau, de la maîtrise, au débrayage de 13h, au croisement des équipes de matin et d’après-midi. Dans les discussions, la colère est bien là, l’envie d’agir… mais les sirènes qui veulent nous freiner sont nombreuses, à coups de rumeurs, de bruits pour nous désarmer.

La veille, il y avait eu le petit coup médiatique dans Sud-Ouest du président de la CCI Gironde qui prétend qu’un repreneur allemand lui a téléphoné et qu’il a une solution.

Vendredi 2 mars, il y a eu toute l’agitation du ministre Le Maire, qui a reçu à Bercy une délégation syndicale et tous les politiciens locaux, Juppé, Rousset, Gleyze et cie. Ils sont tous au taquet pour se faire mousser et faire croire qu’ils vont agir pour nous. La seule chose qui fait s’agiter ces politiciens, c’est qu’on s’est mobilisé depuis des années et qu’ils s’en souviennent. Le Maire s’est fendu d’un communiqué pour exprimer « à l’attention des 910 salariés concernés un plein soutien et une implication totale ». En réalité, en tout et pour tout, il a réussi à constituer... « un groupe de travail » ! Les « comités de suivis » et autre… on connait. Ford a déjà mis cinq ans pour ne rien trouver.

5861535 sncf new 1000x625Le gouvernement vient de rendre public le rapport Spinetta sur la SNCF, véritable déclaration de guerre contre les cheminots. Il préconise 5 000 suppressions de postes et l’extinction du statut des cheminots pour tirer les droits vers le bas. Préparant l’ouverture à la concurrence et la privatisation, il prévoit le transfert de personnels vers des opérateurs privés dans le cas des lignes TER. La ministre des transports, Borne, parle même de donner un « sac à dos social » aux partants… Comme pour les salariés dans la restauration d’entreprise ou le nettoyage, qui changent d’employeurs au gré des appels d’offres et perdent leurs quelques acquis au fur et à mesure. Au final, tous deviennent précaires !

flyer 3 mars

image001Jeudi 8 janvier, un infirmier anesthésiste du SMUR, militant de Sud Santé et animateur de la grève à Pellegrin, est convoqué à un entretien disciplinaire pour non prise de service. En plein conflit social, la Direction a « assigné » ce salarié par simple passage d’huissier à son domicile après 16h, pour une embauche prévue le jour même à 20 h… C’est une véritable atteinte au droit de grève !

Vendredi 9 janvier, trois militants syndicaux de Sud PTT de la Plateforme Colis de Bègles, passent en commission de discipline à Mériadeck, au motif d’avoir fait rentrer une bouteille d’alcool… sans la moindre preuve, ni témoignage précis contre les trois salariés incriminés. En fait, la Direction a monté une affaire de toute pièce pour se débarrasser de militants syndicaux, les convoquant d’emblée à des entretiens préalables à licenciement. Vu le peu d’éléments en sa possession, elle parle maintenant de sanctions de 3 mois de mise à pied pour chacun des agents. C’est inacceptable, ces salariés sont menacés de très lourdes sanctions pour des faits qu’ils n’ont pas commis... C’est un véritable acharnement de la part de la direction !

Le NPA 33 dénonce cette répression contre des militants syndicaux, destinée à intimider et à menacer l’ensemble des salariés. Il y en a assez de ces méthodes de « management » de plus en plus brutales, encouragées par le gouvernement et son Etat d’urgence permanent.

Pour manifester notre solidarité, nous nous joignons aux deux rassemblements : 

Jeudi 8 février, 11h à la direction du CHU (rue Dubernat à Talence) à l’appel de Sud Santé


Vendredi 9 février, 14h devant la direction de la Poste à Bordeaux Mériadeck à l’appel de Sud PTT