prcairesfaujourLa politique de soutien au MEDEF et à la finance du gouvernement Holande-Vall-Macron-Belkacem consiste aussi en la remise en cause des droits et garanties collectives des salariés quel que soit le secteur d’activité public ou privé. (PPCR, redefinition des statuts, rapport Combrexelle...). A l’Éducation nationale le travail précaire connait une augmentation importante ces dernières années, chez les enseignants, les administratifs et les personnels qui accompagnent les enfants handicapés.

Suite à un appel national à la mobilisation (CGT, FO, SUD, FAEN), l'intersyndicale girondine FSU, FO et CGT educ'action organise un rassemblement devant le Rectorat mercredi 4 novembre prochain.

Professeurs, parents d'élèves, personnels de l'éducation, nous sommes tous concernés,  nous devons tous être présents pour dire non à la précarité et obtenir des vrais métiers sous statut de la fonction publique.

Rien qu'en Gironde, nous sommes plus de 1500 accompagnants du handicap (AVS ou AESH) et plus de 250 aides administratives qui travaillent dans les écoles, collèges, lycées publics ou privés. Il faut noter que plus de 90% d'entre nous sommes des femmes et que plus de 75% de nos contrats sont de durée de deux ans non renouvelables. Nous travaillons 20H par semaine. En fait, notre journée dure beaucoup plus longtemps. Nous avons 2H de pause imposée à midi car peu d'entre nous peuvent rentrer à nos domiciles trop éloignés. Il n'est pas rare d'avoir plus d'une heure aller quotidien de transport en commun ( nous n'avons pas les moyens d'avoir un véhicule).  Le fruit de notre labeur nous donne droit à une solde indigente d'environ 650 euros soit 300 euros en dessous du seuil de pauvreté. Cela nous interdit de nous loger décemment, de nous soigner correctement, de nous nourrir sainement, de vivre tout simplement. Ces contrats, ces salaires, ces conditions de travail font de nous des esclaves modernes.

Mais l'heure est à la révolte. A l'instar des salariés du privé dénonçant à juste titre le patronat voyou comme à Air France, nous devons en faire de même avec le ministère de l'éducation nationale. Nous subissons un sort indigne et injuste et cela doit cesser. Seule une forte mobilisation inversera la situation et nous permettra d'obtenir une titularisation sans condition, un véritable droit à la formation et un vrai salaire.

Nous aussi tombons la chemise ! RDV donc à toutes et tous devant le Rectorat mercredi 4 novembre à partir de 14H.

                                                                                                   

Vincent et Franck