ConvergenceLa politique du gouvernement Hollande-Valls ne faiblit pas. Le plan de réformes contre les salariés et les plus pauvres pour satisfaire le MEDEF, les actionnaires et les nantis, avance à grands pas. Le budget 2016 confirme l’austérité. Le pacte de responsabilité offrira bien 41 milliards d’euros aux patrons, sans aucune contrepartie. Le plan de réduction des dépenses publiques de 50 milliards va amputer les budgets des communes et des collectivités, ainsi que ceux des services publics, au détriment des populations les plus pauvres.

Depuis des mois, le code du travail « fléau n°1 des patrons français » selon le président du MEDEF, est présenté comme le responsable de tous les maux. L’objectif est de détruire méthodiquement les acquis des salariés qu’il contient encore. Pour faire pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. Un nouveau coup vient d’être porté aux retraites avec l’allongement d’un an de cotisation pour les retraites complémentaires, portant l’âge de départ à la retraite à 63 ans.

Le statut des fonctionnaires est insupportable à ceux qui veulent des salariés toujours plus corvéables, flexibles, précaires… Il est dénoncé pour mieux être attaqué et liquidé.

Dans la fonction publique, le gel du point d’indice n’est pas remis en question et les salaires restent bloqués. La précarité explose. Les conditions de travail continuent de se dégrader dans l’éducation : seul un tiers des 60 000 postes promis a été créé, compensant à peine les départs en retraite et la hausse démographique.

Après la réforme des rythmes scolaires qui aggrave les inégalités de territoire et dégrade les conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles, la réforme du collège, en renforçant l’autonomie des établissements, va aggraver la concurrence et casser le cadre national, garant d’une plus grande égalité des chances pour tous les élèves.

Dans les établissements, pour répondre aux politiques d’économie et aux injonctions d’une hiérarchie managériale, qui a intégré l’individualisation des parcours, l’objectif de l’employabilité et la méritocratie, les conditions de travail se dégradent : classes toujours plus chargées, alourdissement de la charge de travail, précarité, pressions sur les personnels et répression de ceux qui résistent…

Il est temps de donner un coup d’arrêt à la politique de ce gouvernement qui, dans la continuité du précédent, attaque le service public d’éducation, comme l’ensemble des services publics, pour servir les patrons et les nantis. Il est temps de rassembler toutes les forces du public et du privé, salariés, chômeurs, retraités, pour inverser le rapport de force, s’affronter à ce gouvernement pour imposer nos droits et une autre répartition des richesses.