souffrance travail 1c1274fLa bonne année du Maire aux équipes d’ATSEM de 5 des 7 écoles maternelles de la commune, ce sera, dès le mois de janvier, des équipes éclatées, réorganisées ! Un ou une référent-e, avec statut hiérarchique, formé-e en deux jours au « management », supervisera les nouvelles équipes.

Une telle réorganisation avait déjà été mise en place à la rentrée 2015 dans les écoles élémentaires, sans consultation des agents ni des écoles.

La Mairie justifie cette décision arbitraire par la volonté d’avoir des équipes plus « efficaces », c’est-à-dire plus « mobiles ».

Elle veut en finir avec les soi-disant routines et le copinage qui gangrèneraient les équipes et seraient la source de dysfonctionnements. Le mépris pour les personnels n’a d’égal que la carence de la municipalité à embaucher, proposer des formations adaptées à ses personnels, pour un travail difficile d’intégration dans l’équipe éducative de l’école au contact avec les élèves et des familles. Beaucoup sont des personnels précaires, formés sur le tas par les collègues et les enseignants.

Le mépris n’en est pas moins grand vis-à-vis des équipes enseignantes auxquelles sont imposées ces nouvelles mesures. D’autant que le travail en équipe avec les ATSEM, la stabilisation des équipes, est un travail de longue haleine, qui se construit à travers les années de pratique collective.

Des directeurs et directrices ont déjà fait connaître à la Mairie leur désaccord, ainsi que des parents d’élèves dans les conseils d’école, qui ont déjà pris des contacts pour préparer une action commune. Pour eux, c’est la stabilité des équipes qui fait l’efficacité, et une formation solide.

Un autre sujet d’inquiétude est la possible réduction du temps des ATSEM dans les classes de grande section maternelle auprès des enseignants. Il semblerait que la Mairie envisage de les utiliser pour les TAP, dans le cadre des rythmes scolaires, bien qu’elle ait défendu publiquement le contraire !

Derrière ce nouveau management des personnels se cachent les restrictions budgétaires, aggravées par la baisse des dotations d’Etat aux communes. Des économies que les pouvoirs publics, Etat et commune, font payer aux agents, aux enseignants, aux élèves et aux familles.

Christine