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générique cenonJe présente ma candidature à l’élection du maire dans le cadre de la politique que j’ai défendue avec les colistières et colistiers de notre liste « Cenon Anticapitaliste, pour les luttes des travailleurs et de la jeunesse ! »

La crise du coronavirus et le confinement pendant des mois de la moitié de l’humanité a pleinement confirmé ce que nous disions durant notre campagne : « le capitalisme mondialisé est en faillite, en fin de course, menacé d’un krach financier et d’une récession que l’épidémie… pourrait brutalement accélérer. »

Le capitalisme est bien en train de plonger l’humanité dans une crise majeure, bien plus profonde que les crises du passé, de 1929 ou de l’après-guerre. La pandémie a été le déclencheur d’un effondrement des échanges internationaux et de la production mondiale jamais encore atteint mais contrairement à tous ceux qui voudraient nous faire croire à une cause extérieure, la pandémie n’est pas la cause de la crise de l’économie qui était déjà entrée en récession et tous les économistes et dirigeants du monde prévoyaient l’imminence d’un krach financier dépassant celui de 2008-2009.

La pandémie n’est pas plus la cause naturelle de la crise sanitaire.

L’épidémie n’est devenue une catastrophe mondiale que parce que partout, en quelques dizaines d’années, la mondialisation capitaliste financiarisée a ruiné les services publics de santé. Les pays les plus riches du monde, qui bénéficient d’une médecine à la pointe du progrès, ont vu s’effondrer leur système de santé : des milliers de lits et de postes supprimés dans les hôpitaux publics, l’abandon des politiques de prévention, les budgets de la recherche réduits à peau de chagrin, les stocks de masques, blouses, matériel médical négligés… C’est cette politique de ruine des hôpitaux publics, soumis aux impératifs de rentabilité et de profit qui est responsable des centaines de milliers de morts du coronavirus et de la mise en place brutale d’un confinement moyenâgeux, imposé à la moitié de l’humanité.

Les responsables, ce sont les Macron et tous ses prédécesseurs de droite et de gauche, qui ont soumis le système de santé aux lois du marché et de la finance, ont supprimé 100 000 lits en 20 ans, responsabilité que le gouvernement a tenté de masquer par ses mensonges, en imposant un climat anxiogène et culpabilisateur pour la population entretenu par la police sanitaire de Castaner.

Alors que ceux qui nous gouvernent nous disent que rien ne sera plus comme avant, ils n’ont pour seule politique que la reprise des affaires ; il faut que la machine à profits redémarre…  comme avant. Avec les mêmes recettes que pour la crise de 2008-2009 : verser des milliards aux grosses entreprises, sans compter, pour éviter « l’écroulement » selon les mots de Philippe, tandis que les attaques contre les travailleurs s’accentuent.

Les négociations du plan hôpital, (plan Ségur) sont une véritable mascarade. Les héros en blouse blanche devront se contenter de primes dérisoires et pas pour tous ; ils devront travailler plus, au-delà des 35 h qui ne sont plus « un tabou », et il n’y aura pas plus de moyens pour l’hôpital, pas plus de lits, de postes… mais une réforme de la gouvernance, une « refondation » de l’hôpital avec une dérégulation des statuts publics, des atteintes au temps et aux conditions de travail. Le gouvernement a le cynisme de dire aux soignants épuisés que ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais comment on les utilise.

Mais pour les multinationales, les grandes entreprises, le gouvernement ne compte pas, l’argent magique est bien là, pour sauver les profits. L’État leur a accordé 300 milliards d’€ d’aides et l’union européenne vient de mettre sur la table 750 milliards d’euros, un montant d’aide jamais encore atteint.

Aux capitalistes les milliards… aux travailleurs les discours sur l’effort national pour la « Reconstruction de la France »... mais qu’est-ce qui a été détruit ? L’appareil de production, les usines, n’ont pas été détruits. Ils sont seulement à l’arrêt. Ce qui est bloqué, c’est la production du profit par l’exploitation des salarié-es. Et l’exploitation doit reprendre coûte que coûte, compétitivité oblige ! Les entreprises annoncent déjà des milliers de licenciements dans tous les secteurs, et le patronat peut compter sur tout le soutien et l’aide de Macron et du gouvernement  pour lancer une nouvelle vaste offensive contre le monde du travail : le vol de congés et RTT pendant le confinement, des semaines de travail pouvant aller jusqu’à 60 heures ont déjà été voté par ordonnances… Le gouvernement compte s’appuyer sur les collectivités pour en faire les relais locaux de sa politique de relance, au profit des entreprises, en particulier du bâtiment… C’est pour cela qu’il a imposé dans la précipitation le deuxième tour des municipales en juin, sans l’accord du conseil scientifique. 

Quand le gouvernement annonçait 7 milliards d’aide à Air France en plein confinement, il n’en lâchait que 2 milliards pour les hôpitaux saturés, débordés, en manque de tout. L’endettement vertigineux de l’Etat au seul profit des entreprises se paiera par autant de moyens qui n’iront pas aux hôpitaux, aux écoles, à tous les services indispensables à la population.

D’ici quelques semaines, et surtout à la rentrée, le secteur de l’éducation révèlera le même état de délabrement que les hôpitaux. Aujourd’hui, tant que les enfants ne sont qu’une poignée à reprendre l’école et que les familles peuvent encore bénéficier du chômage partiel, la reprise est tenable, mais le retour de tous les élèves à la rentrée s’annonce déjà comme une catastrophe : manque de moyens, de postes, d’effectifs de personnels de l’Éducation nationale et des collectivités, manque de locaux, déjà saturés…  Le discours de blanquer sur la réduction des inégalités scolaires ne manque pas de cynisme ! Et il demande déjà aux collectivités de pallier la saturation des écoles en prenant en charge des élèves sur le temps scolaire, en ouvrant des locaux municipaux supplémentaires !

Macron et son gouvernement ont été incapables de faire face à la crise sanitaire, dépassés par leur incurie et leur irresponsabilité. Le système n’a tenu, et en particulier le système de santé que grâce aux salarié-es, à la population, qui ont pris toutes les initiatives qui ont permis de sauver des vies, organisé la fabrication de masques et respirateurs, organisé la solidarité alimentaire, sociale… pris en main l’organisation des services dans les hôpitaux, mais aussi se sont opposés à leur mise en danger dans les entreprises qui continuaient leurs affaires au mépris de la sécurité sanitaire des salarié-es.

C’est eux qui ont trouvé les solutions et se sont organisé pour pallier l’incurie du gouvernement.

Ce qui est aujourd’hui à l’ordre du jour, alors que le patronat et le gouvernement lancent une nouvelle vague  d’attaques contre le monde du travail, c’est le regroupement des salarié-e-s pour leurs exigences : des augmentations de salaires, des augmentations des pensions et des revenus sociaux, l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous, des embauches massives dans la Fonction publique et dans le privé pour ce qui est utile à tous. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y a pas d’argent magique ! Les milliards que le gouvernement aligne doivent servir à faire face à la crise sanitaire et sociale, à répondre aux besoins collectifs, aux besoins de tous ceux que la crise prive de leur travail. (avec plus de 850 000 chômeurs de plus depuis mars, on atteint les 4,5 millions de chômeurs).

Nos réponses à la crise ne peuvent être que la contestation globale de ce système en faillite pour construire un tout autre monde qui doit passer par l’expropriation des multinationales et des banques, par la création d’un monopole public bancaire pour que toutes les richesses que seuls les travailleurs produisent, soient mises au service des intérêts collectifs, sous leur contrôle et celui de la population.

Ces mesures ne peuvent être imposées que par la mobilisation du monde du travail et de la jeunesse, par son organisation, par son contrôle démocratique sur l’ensemble de la société, à tous les niveaux local et national, en toute indépendance des institutions garantes de l’ordre social.

Si je me présente pour être maire, c’est pour porter ces exigences sociales et démocratiques dans la perspective de la transformation révolutionnaire de cette société, pour porter les exigences de la jeunesse très présente dans la commune et de la population, pour me faire le relais de leur révolte, aider à leur organisation et à leur contrôle démocratique, à la base, sur les lieux de vie, de travail et d’études, avec la conviction que c’est cela le rôle d’une mairie et de ses élus.

 

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