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Suite à l’expulsion de leur lieu de vie, 240 habitants de la Zone Libre sont accueillis dans des lieux d’hébergement d’urgence collectif - à Darwin Solidarités et dans un Gymnase mis à disposition par la ville de Bordeaux-, dans d’autres squats qui poussent leurs murs pour accueillir toujours plus, et sur un réseau de citoyens hébergeurs solidaires.

La Préfecture a expulsé le site de Cenon, sans aucune préparation et sans aucun dialogue avec les différentes collectivités, associations et soutiens qui ont accompagné ces familles dans leurs démarches depuis seize mois.

Ces personnes ne sont pas des chiffres ou des pions, mais des vies singulières, des histoires uniques, des parcours particuliers. Pour la Préfecture, il fallait les caser. Mieux, il fallait les caser loin, quitte à envoyer à trois heures de Bordeaux une famille dont les deux parents ont un CDI ici, plusieurs autres avec des suivis médicaux lourds, une autre dont le fils est scolarisé dans un lycée bordelais en filière qui n'existe pas ailleurs.

Aucun bilan social n'a eu lieu préalablement. La Préfète prétend le contraire !

  • Comment explique-t-elle alors, que seulement 58 personnes ont accepté ce qui leur était proposé à 6h du matin, encerclées par des centaines de CRS, les coupant de tout contact avec leurs soutiens ?
  • Si les solutions proposées étaient si adaptées, pourquoi en les refusant tant de familles ont-elles pris le risque de se retrouver à nouveau dans la rue ou ballotées d’habitats précaires en squats ?
  • Pourquoi a-t-il fallu une expulsion pour que l'Etat se rappelle que la Loi l'oblige à héberger les demandeurs d'asile?
  • Si tout avait été si bien anticipé, comment se fait-il que, déjà, des familles parties au bout de la région cherchent par tous les moyens à revenir?

Madame la Préfète accuse publiquement les associations de tous les maux, associations qu’elle n’a jamais accepté de recevoir, méprisant leur connaissance du terrain et ce qu’elles peuvent apporter dans la recherche de solutions pour sortir ces personnes de la précarité. Face au caractère dramatique de cette expulsion, Mme la Préfète cherche des boucs émissaires : nous ne polémiquerons pas, le résultat de sa méthode parle de lui-même !  

La Zone Livre expulsée, notre détermination à accompagner ces personnes vers des solutions de vie digne reste intacte.

Tout être humain a droit à un chez soi. Ne pas lui permettre d'y accéder est une violence institutionnelle. L’en priver avec le concours des forces de police est une violence d’Etat !

RASSEMBLEMENT samedi 13 février à 14h devant le Miroir !

Continuons à exiger des solutions pérennes et adaptées de logement pour tous les sans-abris

 Collectif de soutiens aux habitants de la Zone Libre de Cenon, Bordeaux le 12 février 2021

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