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Tous les salariés se retrouvent confrontés à la même politique patronale. Les patrons essaient de profiter de la faible inflation « officielle » pour continuer à geler les salaires.

Pour eux, les salaires seraient trop « rigides », trop élevés. Or, ils décrochent depuis bien longtemps par rapport au coût de la vie, depuis la désindexation en 1982 des salaires sur les prix par le gouvernement Mitterrand. L’INSEE, avec ses derniers chiffres de 2012, confirme que le salaire moyen a baissé de 0,4 % et le salaire médian de 0,6 %.

Pendant ce temps, les entreprises du CAC40 ont enregistré une hausse des profits de 33 % en 2014 soit 62, 4 milliards d’€ et versé aux actionnaires 56 milliards d’€ de dividendes. Les dividendes avoisinent depuis des années 40 milliards, quels que soient les résultats de ces groupes, quelle que soit l’évolution de la conjoncture. Pour eux aucune injonction de « c’est la crise ». En revanche, pour les salariés, la musique est autre : c’est le régime sec.

La contestation pour le droit à des salaires plus décents se fait de plus en plus entendre : Korian, les routiers, Sanofi, Leaderprice, Formule 1, Temex… et tous ceux à venir.

(Extrait du bulletin NPA branche santé 33)