intérimaire à vieComme CDiscount, la Scaso… la plupart des entreprises imposent une précarité de plus en plus grande :  90 % des salariés qui sont embauchés aujourd’hui le sont en CDD ou en intérim : seules 10 % des embauches se font en CDI.  La Fonction publique et les entreprises d’Etat ne sont pas en reste : les emplois statutaires diminuent et la précarité augmente.

Dans le privé, l’intérim flambe. De nombreux collègues, jeunes ou moins jeunes, sont ainsi contraints de vivre au jour le jour, mission après mission. Et quand une boîte d’intérim appelle, c’est parfois pour le jour même pour une mission… d’une journée ! Et bien souvent, ces em­plois discount sont dans des zones mê­me pas desservies par les transports en commun, comme Pot au Pin à Ces­tas…

Les patrons ne se demandent pas com­ment on fait pour vivre, pour manger chaque jour du mois, trouver un hé­bergement… Leur seul soucis, perma­nent, c’est de savoir comment rentabi­liser encore, augmenter les cadences, les quota à réaliser, comment mieux contrôler notre travail, supprimer les temps morts, pour mieux augmenter les profits !

Les patrons voudraient des salariés je­tables et interchangeables, des robots humains payés au lance-pierre… Mais à force de nous mépriser, de nous balader d’une boîte à l’autre… ils sont en train de répandre la colère dans tou­tes les entreprises !

(Extrait du bulletin NPA inter-entreprises Pessac Cestas) - 11/05/2015