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Affiche Ford non à la fermeture

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Philippe et Macron se sont donc décidés à nommer un nouveau gouvernement après 15 jours de farce et d’annonces en tous genres … mais pendant la crise gouvernementale, les attaques antisociales continuent.

La réforme des retraites annonce un recul social majeur. Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme, prétend qu’il s’agit de répondre à notre « soif d’équité »… Plus le mensonge est gros…

Le « système universel » annoncé a pour objectif de casser les droits à la retraite, d’alligner tout le monde par le bas.

Ils préparent la baisse des pensions et le recul de l’âge de départ pour tous, car le nouveau mode de calcul se fera sur l’ensemble de la vie professionnelle et non plus sur les vingt-cinq meilleures années dans le privé ou les six derniers mois dans le public. Les plus touchés seront ceux qui auront eu des périodes de chômage et d’arrêt de travail, notamment les femmes qui perçoivent déjà les pensions les plus basses.

Retraites, éducation, santé, indemnisation des chômeurs, logement social… la politique de Macron n’a qu’un objectif : dégager des économies sur tout ce qui est utile à la population, pour continuer à arroser les riches et « rembourser la dette de l’Etat », c’est-à-dire satisfaire les groupes financiers qui s’enrichissent en pillant les caisses de l’Etat.

Face à cette politique, le mécontentement grandit, Macron bat des records d’impopularité.

Les plans de licenciements se multiplient. Ford en est le symbole ici avec la fermeture annoncée de l’usine de Blanquefort tandis que les pouvoirs publics tentent depuis des mois d’endormir les salariés. Et au-delà de Ford, les salariés sont menacés dans des dizaines d’entreprises comme Intermarché qui va supprimer 500 emplois, ou Nestlé qui va fermer une usine de glaces en virant 317 salariés. Et dans tous les secteurs de la Fonction publique, des milliers d’emplois vont être supprimés qui vont se traduire par des licenciements de contractuels, l’arrêt d’embauches pour les jeunes, et des complications pour tous les usagers des services publics, des fermetures de services.

Nous étions près de 300 000 manifestants le 9 octobre pour dire notre ras-le-bol, mais les directions syndicales ne proposent aucun plan de bataille pour s’opposer ensemble, à l’échelle nationale, aux attaques du gouvernement et des patrons.

C’est une telle perspective qu’il s’agit de préparer.

La lutte contre les licenciements rejoint la lutte contre la casse des services publics et contre les suppressions de postes, contre l’ensemble des attaques antisociales. Elles posent la question de savoir à quoi doivent servir les richesses que nous créons, à alimenter les profits des actionnaires, ou à faire tourner la société pour l’intérêt collectif, à assurer à chacunE des conditions de vie et de travail dignes, un vrai salaire, un emploi stable ?

C’est bien cette exigence commune qu’il nous faut défendre contre ceux qui mènent la société à la ruine !

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