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Le drame des immeubles de Marseille a été suivi deux jours après par un autre effondrement à Charleville-Mézières, sans victime cette fois. Les habitants dénoncent des années de laisser-aller, pointent des dizaines d’immeubles fragilisés. La Fondation Abbé Pierre locale parle de « 40 000 logements indignes dans une seule ville… au-delà de la sécurité, il y a l’humidité et les moisissures qui attaquent les systèmes respiratoires et la peau, surtout chez les enfants. Et puis, il y a le froid… Vivre dans ces endroits-là, c’est épuisant au quotidien. ».

Voilà les ravages de décennies de politiques du logement au profit des bailleurs privés, des politiques d’autant plus destructrices qu’en même temps, les classes populaires subissent la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans cette situation, la hausse des carburants provoque une colère profonde... que ne risque pas de calmer l’hypocrisie du gouvernement prétendant que ces taxes serviraient à lutter contre la pollution. Qui peut y croire ?

Pour des millions de travailleurs, sans accès aux transports en commun, ce sont des dizaines d’euros supplémentaires perdus chaque mois qui provoquent une colère bien légitime. Nous la partageons mais les pétitions et les appels au blocage du 17 novembre qui circulent et se discutent donnent un cadre qui n’est pas le nôtre.

Les « professionnels de la route », patrons routiers et du BTP, avec l’aide des politiciens d’extrême droite, tentent d’instrumentaliser la colère à leur profit, « contre les impôts et les taxes ». Le problème ne se pose pas de cette façon : les patrons et les riches n’ont jamais payé aussi peu d’impôts, le gouvernement est aux petits soins pour eux (« les ultrariches, grands gagnants de la fiscalité Macron » titrait Le Monde récemment) tandis que les classes populaires et les travailleurs voient leurs revenus baisser et subissent l’augmentation des taxes et des prix ! Et ceux qui appellent au 17 ne posent pas la seule vraie question, essentielle, celle de l’augmentation des salaires, des pensions, des minimas sociaux.

Le gaz, le fioul pour se chauffer, les produits alimentaires, les loyers, l’eau, l’électricité, les assurances, les cantines… tout a augmenté lourdement. Mais patronat et gouvernement s’entendent pour imposer un quasi gel des salaires, augmentent la précarité, licencient, cassent les services publics.

Exigeons l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux !

9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1026 euros par mois.

Et Macron a le culot de prétendre redonner du pouvoir d’achat en supprimant des cotisations salariales (maladie et chômage). Pour un salarié payé au SMIC, cela représenterait 14 € net par mois, une demi-baguette par jour… Et c’est autant qui manquera dans les caisses de la sécu et de l’assurance chômage

Le CICE est transformé en baisse de cotisations et en 2019, les patrons toucheront les deux, soit un cadeau de 40 milliards d’euros qui s’ajoute à tous les précédents : baisse de l’impôt sur les sociétés, baisse des cotisations patronales, baisse de l’impôt sur la fortune, etc.

Face au recul du pouvoir d’achat, c’est bien la lutte pour les augmentations de salaires, des pensions de retraites et des minima sociaux qui est à l’ordre du jour, avec l’exigence d’un rattrapage immédiat de 300€ net pour tous.

L’appel du 17 novembre ne correspond pas à cela, et s’y retrouvent bien des adversaires des travailleurs.

Il nous faut préparer une toute autre lutte contre le patronat et le gouvernement. Elle nous concerne tous, dans le privé comme dans le public.

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