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Samedi 26, l’acte XI a réuni des dizaines de milliers de manifestants. La mobilisation des Gilets jaunes continue d’imposer ses exigences sans se laisser duper par les manœuvres du pouvoir… dont la mascarade du « grand débat » qui fait flop. Macron pensait avoir trouvé une diversion, mais chacun sait que rien ne sortira de ce grand « bla-bla » !

Au contraire, malgré la répression brutale qui a fait des dizaines de blessés, de mutilés, le mouvement s’organise, s’approfondit. Des assemblées se réunissent. Bien des manifestants cherchent des convergences.

La journée de grève du 5 février, appelée par la CGT, Solidaires et la FSU, ainsi que par des Gilets jaunes, sera l’occasion d’élargir encore la contestation, par la grève, dans les entreprises et les services publics.

Macron défie le mouvement en annonçant qu’il ne changera rien de plus que les miettes qu'il a été obligé de concéder. Philippe cherche à amuser la galerie avec le 80km/h. Mais pour le reste, ce sera la poursuite des « réformes » (retraite, fonction publique…) pour faire payer aux classes populaires sa politique au service des capitalistes. Et  la loi "anti-casseur" (que la droite et Le Pen applaudissent) entend donner tous pouvoirs aux Préfets pour réprimer encore plus violemment et plus largement pour tenter de faire taire !

Mais le capitalisme provoque tous les jours davantage de révolte. Il étale sa brutalité et ses injustices, comme ce rapport d’Oxfam qui montre que les 26 milliardaires les plus riches possèdent autant que la moitié de l’humanité. En France, 8 milliardaires possèdent autant que les 30% les plus pauvres.

Alors pour faire sortir les milliards des coffres des multinationales, de la finance, du patronat, pour qu’ils servent aux salaires, pensions et minima sociaux, à embaucher, à des services publics dignes de ce nom, il s’agit d’unir nos forces, travailleur.se.s, chômeur.se.s, jeunes et retraité.e.s de toutes origines.

Débattons de nos luttes, de nos perspectives contre le capitalisme

Le mouvement est un encouragement pour nous tous, qui nous battons « contre Macron et son monde ».

Au sein des gilets jaunes, parmi les travailleurs, Un vrai débat se mène, sur les revendications, l’affrontement avec le pouvoir, les perspectives de la lutte, la question de la grève, l’extension du mouvement sur nos lieux de travail, l’absence des directions syndicales qui refusent de s’engager dans le combat au nom du « dialogue social ». La mobilisation fait la démonstration que les travailleuses et travailleurs sont capables de s’organiser par eux-mêmes, de faire vivre solidarité et entraide, la démocratie de « ceux d’en-bas ». Tout peut changer très vite au travers de la lutte collective qui permet de prendre confiance, d’affirmer la fierté de prendre en main sa vie, son avenir, celui de notre classe.

La détermination du mouvement a tout bousculé, créé une situation nouvelle, politisé toute la société qui débat des questions clés : l’appropriation des richesses, le pouvoir politique, quelle démocratie ?

C’est bien cela faire de la politique en tant que travailleurs, chômeurs, retraités, précaires, toutes et tous ceux qui font tourner la société. Et cela n’a rien à voir avec les calculs des politiciens qui voudraient étouffer notre révolte dans les urnes. C'est aux antipodes de l’extrême droite qui tente d'instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour dévoyer la colère sur le terrain du chauvinisme et du nationalisme.

Il s’agit d’aller au bout de notre lutte, affirmer nos intérêts de travailleurs contre le capitalisme, poser la perspective d’un pouvoir démocratique des travailleurs qui imposera les intérêts des classes populaires contre la finance et le grand patronat.

Mercredi 30 janvier 2019

 

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