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1er mai19

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Macron a du différer les annonces qu’il avait enregistrées et comptait faire lundi suite au « grand débat ». Mais Philippe avant lui en avait donné les grandes lignes et les « fuites » parues dans la presse ne laissent pas de doute : Macron n’apportera aucune réponse véritable aux revendications portées depuis cinq mois par le mouvement des Gilets jaunes, du monde du travail.

En bon serviteur du monde de la finance et des multinationales, des entreprises du CAC40 qui ont engrangé 88 milliards d’euros de bénéfice net en 2018, il poursuit son travail, dans la continuité de ses prédécesseurs, Hollande et Sarkozy. Sous prétexte de « ras-le-bol  fiscal », il baisse les impôts sur le capital, mais augmente les taxes qui frappent les plus pauvres, TVA, taxes sur les carburants, CSG… Les retraites font l’objet de nouvelles menaces. Salaires et minimas sociaux restent gelés. Au nom de la réduction de la « dépense publique », il poursuit la casse des services publics, s’en prend à la Santé, à l’Ecole, vend Aéroports de Paris au privé... Avec la loi Pacte, Plan d’Action pour la croissance et la Transformation de l’Entreprise, ce qui vient d’être voté, ce sont de nouveaux cadeaux et financements publics pour les entreprises. Sous couvert de réforme de l’Etat, le démantèlement de la Fonction publique est programmé, 120 000 suppressions d’emplois sont prévues d’ici la fin du mandat.

Tout cela s’accompagne d’une offensive contre la démocratie, contre nos droits. La loi « anticasseurs » qui vient d’être promulguée donne à la police le droit de fouiller sacs et véhicules dans et autour des manifestations ; dissimuler volontairement son visage peut être puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende… Aux manifestations des Gilets jaunes et des travailleurs pour leurs droits, le gouvernement répond en accentuant les mesures répressives, en préparant l’affrontement.

Tout le monde a bien compris qu’il n’y avait rien à attendre du prétendu Grand débat, que nous ne pourrons obtenir satisfaction de nos revendications qu’en nous affrontant au patronat et à l’Etat qui le soutient. Depuis 5 mois, le mouvement des Gilets jaunes montre le chemin. Il n’a pas hésité à s’opposer à l’ordre établi pour faire valoir ses droits et défendre les intérêts collectifs. Il a libéré la parole, suscité une multitude de débats, refusé de se laisser endormir par le baratin de Macron. Face aux menaces et aux provocations, aux matraques des flics, il a posé la question de la démocratie.

Partout se discute la nécessité de faire le lien entre Gilets jaunes, chômeurs, retraités et travailleurs, car tout le monde est bien conscient que ce qui se joue, c’est un combat de classe, l’affrontement entre le petit monde des nantis que représente Macron, et le monde du travail, les exploité.e.s., et que c’est ensemble que nous pourrons gagner.

Les luttes pour le pouvoir d’achat, la hausse des salaires, des pensions, des minima sociaux, celles des personnels des urgences hospitalières en grève à Paris et dans plusieurs villes, des enseignants, des ouvriers de l’automobile ou des banques contre les suppressions de postes et les licenciements, toutes posent la question du fonctionnement de la société, de la production et de la répartition des richesses, de quelle fiscalité et quelle dépense publique, de qui en décide, qui contrôle. Elles ne font que commencer !

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