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La réforme des retraites, même si le gouvernement a annoncé qu’elle s’étalerait sur plusieurs mois pour « prendre le temps d’en parler », est une nouvelle offensive brutale du patronat et du gouvernement contre les classes populaires.

Delevoye, présenté par la presse comme « le pacificateur », a été choisi par Macron pour mener le « dialogue social » auprès des confédérations syndicales. Et elles sont prêtes une fois de plus à engager la discussion sur les modalités de la réforme : âge de départ, durée de cotisations, calcul des pensions, système à points, etc.

Mais il n’y a rien à discuter. Chacun de ces points est un levier pour nous imposer de travailler plus longtemps et de percevoir des pensions plus basses. C’est un grave recul social qu’ils veulent nous infliger: l’épuisement au travail, des millions de salariés âgés qui seront licenciés et contraints à des petits boulots pour s’en sortir, des retraités peinant à survivre avec des pensions misérables.

Le capitalisme nous fait payer sa faillite

Cette réforme des retraites s’ajoute aux nombreuses attaques déjà engagées.

Pour les salariés du privé : le gel des salaires, les licenciements facilités, la précarité, l’intensification du travail, le recul des droits, et toutes les conséquences dramatiques du ralentissement de l’économie mondiale et de la récession annoncée. Pour les salariés de la santé, de l’éducation, tous ceux des fonctions publiques : des conditions d’accueil et de travail aggravées, le manque de personnel, des moyens indignes, des salaires bloqués. Pour la jeunesse : une éducation au rabais et une sélection renforcée. Pour les chômeurs : le flicage permanent contre le prétendu « assistanat », et la baisse des allocations.

Et pour tous : la baisse du niveau de vie, l’augmentation des prix, le manque de logements, de soins, la mal-bouffe… La logique de la concurrence capitaliste provoque des ravages dans tous les domaines, jusqu’à mettre en péril la vie des hommes sur la planète avec le réchauffement climatique, la pollution, l’épuisement de certaines ressources.

La révolte collective, la démocratie, pour construire notre avenir !

Cette fuite en avant sans avenir de l’économie de marché, de la seule logique du profit aggrave les inégalités et provoque de plus en plus de tensions internationales, porteuses de guerres. En retour, les révoltes s’étendent dans de nombreux pays, en Algérie, à Hong-Kong, ou ici, avec les Gilets jaunes qui ont bousculé le pouvoir pendant des mois, et les grèves des urgentistes, des pompiers, des enseignants…

Les gouvernements répondent par la répression policière et judiciaire, les arrestations, les blessures et les mutilations de manifestants. Les Etats de plus en plus autoritaires s’en prennent aux migrants, premières victimes de la mondialisation capitaliste, de la misère et des guerres.

Face à cet avenir que voudraient nous imposer les multinationales et les Etats à leur service, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour construire d’autres perspectives : libérer la société du parasitisme de la finance, utiliser la formidable production des richesses et les avancées technologiques pour satisfaire les besoins de tous.

Dès maintenant, nous pouvons faire de chaque mobilisation une étape pour construire les convergences vers une riposte générale, renforcer et élargir la conscience qu’il s’agit bien de s’attaquer à la racine du mal, le capitalisme, et conquérir la démocratie, prendre le pouvoir pour décider de l’organisation de la société. Ce sera le seul moyen pour les travailleurs et les classes populaires du monde entier de répondre à leurs aspirations à mieux vivre.

Vendredi 6 septembre 2019

C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à débattre à la fête du NPA 33, le 12 octobre à Cenon.

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