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Après dix-huit mois de concertations bidon sur la réforme des retraites, le gouvernement annonce qu'il y aura encore plusieurs mois de "dialogue" pour préparer la loi.

Il y a bien sûr un calcul politicien de Macron pour éviter d'aggraver son impopularité au moment des municipales. Mais surtout, le pouvoir cherche à gagner du temps face à la colère des classes populaires.

La contestation des Gilets jaunes ne s'est pas arrêtée avec l'été. Les grèves continuent, à la RATP, dans la santé, les pompiers... Macron voudrait la désamorcer en associant à sa politique les directions syndicales... qui ne proposent que des journées d'action dispersées et sans lendemain. Ces "partenaires sociaux" sont par contre toujours prêts pour aller dialoguer sur les modalités de la réforme : âge de départ, durée de cotisations, calcul des pensions, système à points, etc.

Mais il n’y a rien à discuter. Chacun de ces points est un levier pour nous infliger un grave recul social : l’épuisement au travail, des millions de salariés âgés qui seront licenciés et contraints à des petits boulots pour s’en sortir, des retraités peinant à survivre avec des pensions misérables.

Le capitalisme nous fait payer sa faillite

Cette réforme des retraites s’ajoute aux nombreuses attaques déjà engagées.

Pour les salariés du privé : le gel des salaires, les licenciements facilités, la précarité, l’intensification du travail, le recul des droits, et toutes les conséquences dramatiques du ralentissement de l’économie mondiale et de la récession annoncée. Pour les salariés de la santé, de l’éducation, tous ceux des fonctions publiques : des conditions d’accueil et de travail aggravées, le manque de personnel, des moyens indignes, des salaires bloqués. Pour la jeunesse : une éducation au rabais et une sélection renforcée. Pour les chômeurs : le flicage permanent contre le prétendu « assistanat », et la baisse des allocations.

Et pour tous : la baisse du niveau de vie, l’augmentation des prix, le manque de logements, de soins, la mal-bouffe… La logique de la concurrence capitaliste provoque des ravages dans tous les domaines, jusqu’à mettre en péril la vie des hommes sur la planète avec le réchauffement climatique, la pollution, l’épuisement de certaines ressources.

La révolte collective, la démocratie, pour construire notre avenir !

Cette fuite en avant sans avenir de l’économie de marché, de la seule logique du profit aggrave les inégalités et provoque de plus en plus de tensions internationales, porteuses de guerres. En retour, les révoltes s’étendent dans de nombreux pays, en Algérie, à Hong-Kong, ou ici...

Les gouvernements répondent par la répression policière et judiciaire. Les Etats de plus en plus autoritaires s’en prennent aux migrants, premières victimes de la mondialisation capitaliste, de la misère et des guerres.

Face à cet avenir que voudraient nous imposer les multinationales et les Etats à leur service, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour construire d’autres perspectives : libérer la société du parasitisme de la finance, utiliser la formidable production des richesses et les avancées technologiques pour satisfaire les besoins de tous.

Dès maintenant, nous pouvons faire de chaque mobilisation une étape pour construire les convergences vers une riposte générale, renforcer et élargir la conscience qu’il s’agit bien de s’attaquer à la racine du mal, le capitalisme, et conquérir la démocratie, prendre le pouvoir pour décider de l’organisation de la société. Ce sera le seul moyen pour les travailleurs et les classes populaires du monde entier de répondre à leurs aspirations à mieux vivre.

Vendredi 13 septembre 2019

C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à débattre à la fête du NPA 33, le 12 octobre à Cenon.

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