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Le 5 décembre 1,5 million de personnes selon la CGT et 805 000 selon le gouvernement, ont manifesté pour le retrait de la réforme des retraites mais aussi contre les bas salaires, le chômage, l’injustice d’une société qui favorise l’enrichissement des uns au détriment de la majorité de la population.

Dans l’Education nationale, 2 écoles sur 3 étaient fermées, la plus grande mobilisation depuis 2003 ; 62 % des profs étaient en grève. Des secteurs entiers ont voté la grève reconductible et ont annoncé être prêts à continuer jusqu’aux vacances de Noël.

A la SNCF, 90 % des TGV et 70 % des TER ont été annulés. Les cheminots ont reconduit le mouvement. A Bordeaux, trois facultés ont été bloquées et partout en France les étudiants rejoignent le combat.

Mardi 10, malgré la proximité et le temps court pour se préparer, nous étions à nouveau des centaines de milliers en grève et dans la rue. Dans les hôpitaux, nombreux étaient les brassards « en grève ». Dans les même temps, les internes en médecine eux aussi se sont mis en grève.

Après le mouvement de 2016 contre la Loi Travail, celui des cheminots contre la casse de leur statut en 2018, celui des Gilets jaunes depuis un an, celui des urgentistes et des hospitaliers depuis 9 mois, le mouvement actuel révèle la colère d’une partie de plus en plus large des salariés, des jeunes, de la population qui refusent que le service public, la santé, le transport, que nos vies passent après les profits.

Le gouvernement menace…

Après avoir essayé, sans succès, de diviser les salariés des régimes spéciaux contre ceux du régime général, les jeunes contre les plus anciens, les salariés du public contre ceux du privé, Macron continue en laissant entendre que si la réforme n’était pas mise en place aujourd’hui, d’autres s’en chargeraient plus brutalement, brandissant la menace de l’extrême droite.

Philippe a adressé un message aux enseignants, promettant « la revalorisation progressive de leur traitement de façon à ce que leur pension, leur pouvoir d’achat, au moment des retraites, ne baissent pas », tentant à nouveau de désamorcer le mouvement massif dans l’Education Nationale… et avouant par là que la réforme signifie bel et bien une baisse des pensions !

Mais avant de prendre la parole, ce mercredi, il a annoncé qu’il n’y aurait « pas d’annonce magique qui puisse faire cesser les manifestations »… Eclair de lucidité !

Car ces déclarations ne peuvent que faire monter la colère ! Leur réforme veut généraliser la précarité et baisser les revenus de tous, en particulier celle des femmes les plus mal payées et qui interrompent souvent leur carrière pour s’occuper d’enfants.

Organisons nous, amplifions la lutte

Les directions syndicales ont accepté des dizaines de rencontres avec le gouvernement, répondant présent à de multiples convocations… comme si le gouvernement pouvait comprendre autre chose que le rapport de force, la grève et sa généralisation ! Le « dialogue social » ne mène à rien. Partout, c’est la reconductible qui est à l’ordre du jour. Et la pression de la rue et des militants se fait sentir dans les sommets syndicaux : Martinez a ainsi affirmé dimanche dernier : « nous tiendrons jusqu’au retrait »… Tant mieux.

Seul l’affrontement contre patrons et gouvernement pourra imposer le retrait de la réforme.  Partout, salariés, étudiants, chômeurs, Gilets Jaunes, prenons nos affaires en main et organisons-nous à la base pour construire la suite de la grève.

C’est ce défi qu’il faut relever : étendre le mouvement partout, dans le public, mais aussi dans le privé, construire la grève générale, pour le retrait de la réforme, pour imposer une autre répartition des richesses.

C’est le moment d’y aller, tous ensemble !

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