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Après plus d'un mois et demi de mobilisation massive, historiquement longue, la contestation n’en finit pas de s’approfondir, prenant des formes diverses, de la grève reconductible pour certains aux journées d’actions ou aux blocages et autres opérations coup de poing associant des collectifs interpro.

Au rejet de la réforme des retraites s’ajoute celui de la réforme des lycées, le refus de la casse de l’Education publique par une majorité d’enseignants et nombre de parents, de lycéens. Les blocages d’établissement et les boycott d’examens se multiplient, tandis que dans les hôpitaux 1200 médecins, dont 600 chefs de services, ont donné cette semaine leur démission administrative pour protester contre la baisse des budgets, le manque dramatique de moyens pour soigner.

Face à ce ras le bol global, le gouvernement a fait le choix de multiplier les provocations, « déterminé » à aller au bout de la réforme. L’annonce du « retrait provisoire » de l’âge pivot n’a été qu’une provocation de plus…

Les provocations s’enchaînent

Cette fin de semaine, le gouvernement a annoncé le blocage du salaire des fonctionnaires jusqu’à 2022 (gel du point d’indice), mais aussi la baisse des intérêts du livret A (l’épargne des plus pauvres) à 0,5 % alors que l’inflation officielle est montée en décembre à 1,5 % et qu’elle est supérieure à 0,8 % sur un an !

Cette surenchère dans les provocations, les mensonges du gouvernement, la désinformation largement orchestrée, n’entament pas la détermination de ceux qui se battent, quelles que soient les difficultés. Travailleurs du public et du privé de toutes générations, précaires, chômeurs, étudiants, retraités, nous sommes des centaines de milliers mobilisés contre l’offensive de Macron et des patrons de la finance, du Cac40…

Une lutte largement soutenue par la population sondage après sondage ! La solidarité avec les grévistes s’exprime largement à travers les caisses de grève, les initiatives diverses. Des collectifs interprofessionnels se créent pour organiser eux-mêmes la mobilisation, les initiatives, échanger et se faire un point de vue commun. Syndiqués et non syndiqués, salariés avec ou sans emploi, retraités, jeunes, les liens qui se créent sont faits pour durer. Tout le monde mesure que la lutte que nous avons engagée, dans la foulée de celle des Gilets jaunes, porte la contestation de toute la société, du système capitaliste, et qu’au-delà des retraites, c’est l’avenir du monde du travail, de la jeunesse qui est en jeu !

Nos vies ou leurs profits !

Le SMIC augmente ce mois-ci de 15 euros (50 centimes par jour !), les retraites de 0,3 % (1 % pour celles inférieures à 2000 euros brut), alors que l’inflation réelle est bien supérieure, tels les loyers de plus en plus inaccessibles.

Le CAC40, lui, a fêté la nouvelle année avec un record : 2019 a été la meilleure année boursière depuis 20 ans, + 26,37% sur un an ! En 2019, les 40 premières entreprises françaises ont distribué près de 50 milliards de dividendes… l’équivalent du budget annuel de l’Education !

C’est pour garantir ces profits, toujours plus de « rendement » du capital, que Macron intensifie l’offensive, attaque droits sociaux, salaires, pensions, droit au chômage, casse les services publics, la Santé, l’Education, le Rail, la Poste… et que les capitalistes licencient, intensifient l’exploitation.

« Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! »

Macron et ses commanditaires ne peuvent masquer leur crainte des travailleurs en lutte, s’organisant eux-mêmes, se coordonnant d’une entreprise à l’autre pour exiger leur dû. 

Quand les travailleurs font grève, ni les trains, les métros, les bus ou les camions… ni les usines, les services, les lycées, les hôpitaux ne fonctionnent … même pas l’Opéra ou les tribunaux ! C’est notre travail qui fait tout fonctionner !

Vendredi 24 sera une nouveau temps fort de la lutte.

La bataille est loin d’être terminée. Dans le prolongement de la lutte des Gilets jaunes, c’est une lutte pour exiger notre dû, pour que les travailleurs, les classes populaires, puissent disposer elles-mêmes des richesses qu’elles créent. C’est une lutte pour la justice sociale et pour la démocratie.

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