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1000 pages ! L’étude d’impact du gouvernement sur la loi des retraites qui devait être simple, juste et universelle… ne fait que confirmer ce que la mobilisation dénonce depuis le 5 décembre : leur objectif est de nous faire travailler plus longtemps et de baisser les pensions.

Cette politique correspond aux intérêts de la finance qui pille le travail, détruit l'environnement, casse tous les droits des travailleurs et des classes populaires.

Capitalisme, dégage ! 

Les conséquences en sont dénoncées par le dernier rapport de l’ONG Oxfam. Le pillage capitaliste est de plus en plus brutal : 2153 milliardaires dans le monde accaparent la richesse produite par des centaines de millions de travailleurs, au point de posséder à elles seules plus que 60% de la population mondiale (4,6 milliards de personnes) !

Et ici aussi… où 7 milliardaires possèdent autant que 30% de la population de tout le pays. Pour Bernard Arnault, patron de LVMH, c’est plus de 100 milliards… Et près de 10 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté. 

Pour le CAC40, 2019 a été la meilleure année boursière depuis 20 ans, + 26,37% sur un an ! En 2019, les 40 premières entreprises françaises ont distribué près de 50 milliards de dividendes… l’équivalent du budget annuel de l’Education !

C’est cette logique que conteste la mobilisation massive contre la casse des retraites.

Le retrait ou « la conférence de financement » ?

Taclé par le Conseil d’Etat, le gouvernement continue son passage en force. Il convoque jeudi « une conférence de financement » pour piéger les directions syndicales. Philippe et Macron, avec la complicité de Berger de la CFDT somment les autres dirigeants syndicaux de choisir entre le dialogue social et l’affrontement. Malheureusement sans grande surprise, la CGT et FO s’y rendront, et la FSU regrette de ne pas avoir été invitée… tout en continuant de revendiquer le retrait. Quel crédit cela peut-il avoir ?

Avoir deux politiques « en même temps » ne peut qu’affaiblir le mouvement, rendre plus difficile son élargissement. Nous avons besoin au contraire d’une politique claire, indépendante, qui refuse toute négociation avec les adversaires du monde du travail. Toutes celles et ceux qui se retrouvent dans les collectifs enseignants et interpro sentent bien la nécessité d'organiser nous-mêmes la lutte, de ne pas être prisonniers de la politiques des directions syndicales qui s'embourbent dans le prétendu "dialogue social" avec nos adversaires.

La mobilisation de centaines de milliers de salariés, chômeurs, étudiants, retraités, lycéens, syndiqués ou non, gilets jaunes, exprime de plus en plus une contestation globale du capitalisme. Depuis presque 2 mois, elle est soutenue majoritairement par l’opinion.

Dans l’éducation, la contestation vise aussi le nouveau bac dont les épreuves ont commencé avec les « E3C ». Les blocages de lycée se multiplient contre ce contrôle continu dont la seule motivation est de faire des économies, sur le dos d’élèves mal préparés et de profs surchargés de boulot.

Grève, manifestations, blocages, opérations coup de poings, diffusion de tracts, caisses de grève… les initiatives continuent. Des collectifs interpro réunissent les militants de la lutte, discutent et décident de leurs actions, et donnent sa force au mouvement.

« Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! »

Le pouvoir répond par le mensonge, les provocations et la répression. Mais sa brutalité n’entame pas la détermination de ceux qui se battent, quelles que soient les difficultés. Tout le monde mesure que la lutte que nous avons engagée, dans la foulée de celle des Gilets jaunes, porte la contestation de toute la société, du système capitaliste, et qu’au-delà des retraites, c’est l’avenir du monde du travail, de la jeunesse qui est en jeu !

Quand les travailleurs font grève, ni les trains, les métros, les bus ou les camions… ni les usines, les services, les lycées, les hôpitaux ne fonctionnent … même pas l’Opéra ou les tribunaux ! C’est notre travail qui fait tout fonctionner !

La bataille est loin d’être terminée. Dans le prolongement de la lutte des Gilets jaunes, c’est une lutte pour exiger notre dû, pour que les travailleurs, les classes populaires, puissent disposer elles-mêmes des richesses qu’elles créent. C’est une lutte pour la justice sociale et pour la démocratie.

Le NPA vous invite à débattre de la situation, de quelles perspectives pour le mouvement, à sa réunion publique du jeudi 30 janvier, à 20h, salle Victor Hugo à Cenon, en présence de Philippe Poutou et de militants des luttes.

Mardi 28 janvier 2020

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