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Le deuxième tour des municipales s’est déroulé alors que les annonces de suppressions d’emplois se succèdent, que le chômage atteint des niveaux records, que l’économie mondiale est entrée dans une récession sans précédent. Pour LREM, c’est une véritable débâcle et l’abstention a touché presque 2 électeurs sur 3, tandis que se produisait une prétendue « poussée verte »…

A Bordeaux, la défaite de Florian et de son associé LREM, Cazenave, met fin à plus de 70 ans du règne Chaban-Juppé. L’attelage victorieux conduit par Hurmic, avec le PS et le PC, est un remake, bien peu radical et repeint en vert, des « unions de la gauche ». Une « gauche plurielle », PS-Verts-PC qui dirige le Département et la Région, et règne ou a régné sur une multitude de communes et la CUB. Sans oublier leurs passages à la tête de l’Etat que personne n’a oubliés.

En particulier toutes celles et ceux qui ont voté pour les anticapitalistes et révolutionnaires et qui ont utilisé leur bulletin pour dire leur révolte et leur conviction que seules nos luttes peuvent changer la donne. A Bordeaux, la liste conduite par Philippe Poutou et soutenue par le NPA et la LFI a obtenu 9,39 % et trois élu.e.s. A Lormont Mónica Casanova a été élue au premier tour sur une liste NPA, de même que Christine Héraud à Cenon et Marie-Mathilde Brun à Blanquefort. Des élu.e.s NPA qui, sans illusions sur ce qui peut être fait dans ces institutions, n’en portent et porteront pas moins la parole du camp des travailleurs dans les conseils municipaux et à la Métropole en rendant compte de ce qui s’y discute et décide.  

Quant à l’abstention, elle donne la mesure de la colère et de la révolte sociale, du désaveu profond qui touche le monde des politiciens, du fait de leur incurie, de leur mépris social, de la violence de leurs offensives de classe.

Milliards pour les riches, licenciements et reculs sociaux pour les travailleurs

Le gouvernement a le cynisme de présenter ses cadeaux aux patrons et ses attaques contre le monde du travail, telle la réforme des retraites qu’il ressort du placard, comme des mesures pour l’emploi ! Mais alors que le secteur de l’aéronautique vient d’encaisser 15 milliards, Airbus annonce 15 000 suppressions de postes dont 5 000 en France. De nombreux sous-traitants du secteur annoncent eux-aussi des plans de licenciements ou en utilisent la menace pour faire accepter des baisses de salaires. Air France, qui a empoché 7 de ces milliards, envisage la suppression de 8 000 à 10 000 emplois d’ici 2022. Renault, qui a encaissé 5 milliards de prêt garanti par l’Etat, maintient ses prévisions de fermeture de certains sites. Sanofi, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 7 % ce début d’année, vient d’annoncer son intention de supprimer sur trois ans 1700 emplois en Europe, dont 1000 en France… et se prépare à distribuer près de 4 milliards de dividendes à ses actionnaires ! La liste est loin d’être exhaustive.

Sous couvert de lutter contre les conséquences économiques de la crise épidémiologique, patrons et gouvernement se préparent à faire face à l’exacerbation de la concurrence, ils tentent de sauver ce qui peut l’être de la machine à profits alors que le capitalisme est confronté à un effondrement dont il est incapable de se relever. Leur mot d’ordre : gagner en compétitivité, quel qu’en soit le coût social. Leurs promesses de « reprise » à condition que nous acceptions les reculs sociaux qu’ils veulent nous imposer sont un mensonge et un piège. Piège auquel acceptent de se plier les directions des grandes organisations syndicales alors que tout le monde sait que le gouvernement ne reculera sur rien, sinon face aux mobilisations sociales, comme dans la Santé, où il a été contraint de lâcher 6 milliards, bien dérisoires, pour revaloriser les salaires.

Faire face à l’offensive, nous organiser

Faire face à leur offensive ne peut venir que de notre initiative, travailleurs avec ou sans emploi, jeunes. Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces pour faire face aux attaques en cours et à venir, exiger l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre toutes et tous, tout comme des augmentations de salaire.

Cela exige que nous nous regroupions, pour débattre, nous organiser, pour armer notre colère et notre révolte, jeunes, travailleurs, lui donner une politique, la conscience que s’opposer aux offensives du patronat et du gouvernement, exiger notre dû et nos droits, conduit nécessairement à remettre en cause leur pouvoir sur l’économie, leur pouvoir de licencier et de disposer des capitaux à leur guise, au mépris des intérêts du plus grand nombre, de celles et ceux qui produisent toutes les richesses.

Mercredi 1er juillet

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