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Après sa débâcle électorale aux Municipales, Macron a tenté de reprendre la main en nommant un nouveau gouvernement plus patronal et populiste encore que le précédent : « un gouvernement de combat » selon leurs propres termes pour mener plus loin encore leur offensive contre les travailleurs et les classes populaires.

Castex, homme de droite qui a servi dans l’ombre sous plusieurs gouvernements, remplace Edouard Philippe, tout autant de droite, mais rival devenu trop encombrant. Darmanin, avec ses affaires de viol en cours, prend du galon, une véritable provocation face aux mobilisations féministes de ces dernières années. Quant à Dupont-Moretti, avocat des Balkany, Tron... et mélé à l’affaire des écoutes de Sarkozy, Macron compterait sur son populisme pour tenir tête à la colère des magistrats et des avocats face à la dégradation de la justice.

Alors que les annonces massives de licenciements se multiplient, Macron annonce donc la couleur : une politique plus dure encore, au moment où nous, travailleurs, jeunes, sommes confrontés à une crise sociale sans précédent.

Lors d’un entretien avec les journaux régionaux, jeudi 2, Macron a annoncé que la pause imposée par le confinement à certaines de ses offensives était terminée. La réforme des retraites, repoussée suite à l’enchaînement de la contestation sociale et de la crise du Covid, va être de nouveau sur la table. De plus, le disant à demi-mot, le président veut allonger le temps de travail et s’attaquer aux 35h. Il a eu le culot de déclarer que les français auraient « une préférence pour le chômage », une véritable provocation alors que les entreprises et les multinationales françaises comme de tous pays annoncent chaque jour des suppressions massives d’emplois.

Comme à Air France, Nokia, Renault, dans le secteur de l’habillement... La suppression de 15 000 postes à Airbus, dont 5000 en France aura des conséquences bien au-delà de l’entreprise. Dans les usines de l’aéronautique dans la région de Toulouse, avec les sous-traitants, jusqu’à 40 000 emplois seraient menacés… alors que le gouvernement a donné 15 milliards aux entreprises du secteur.

L’alibi du gouvernement et des patrons est la difficulté économique liée au confinement. Mais le confinement n’a fait que révéler et accentuer une crise économique déjà bien présente, dont les véritables causes sont la soif de profit sans limite des financiers, banquiers et autres fonds de pensions, mais aussi les politiques menées par les gouvernements à leur service.

Les milliards distribués aux patrons, comme le redoublement de l’offensive menée contre les travailleurs et la jeunesse, qui vont subir de plein fouet le déferlement du chômage, sont les faces d’une même politique : permettre aux multinationales d’augmenter leur « compétitivité » en nous en faisant payer durement la facture. Une politique de fuite en avant qui, loin d’offrir une issue à la récession, en accentue au contraire les causes.

Il n’y aura pas de monde d’après tant que ceux du monde d’avant détiendront le pouvoir économique et politique…

Au plus fort du confinement, gouvernement et médias ont fait semblant de découvrir que c’est nous, ouvriers et employés qui faisons tourner la société, une hypocrisie qu’ils semblent avoir oubliée aujourd’hui.

Mais oui, c’est nous qui faisons tourner l’économie de ce pays et du monde entier. C’est nous qui produisons les richesses tandis que les actionnaires se gavent. Et nous sommes les seuls, travailleurs, jeunes, classes populaires, à pouvoir, par notre organisation et nos mobilisations, stopper leur offensive, défendre nos propres intérêts.

Il y a urgence en particulier à imposer que leurs milliards servent à assurer à tous les travailleurs, salariés, petits commerçants, artisans, des revenus décents ; pour faire face aux vagues de licenciements, imposer la répartition du travail entre tous, la réquisition des entreprises en faillite.

Et nous seuls avons les moyens de faire face à l’urgence climatique, d’imposer une planification de la production à seule fin de satisfaire les besoins de tous, dans le respect des équilibres écologiques.

Mercredi 8 juillet

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