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Au début du mois, le gouvernement lançait son plan « France relance », des centaines de milliards pour prétendument « sauvegarder l’emploi », restaurer la « souveraineté industrielle », aider à la transition écologique de l’industrie… Mais l’annonce par Bridgestone de fermer son site de Béthune avec ses 863 salariés est venue brutalement dégonfler la baudruche. Depuis, le gouvernement s’agite, jure qu’il ne laissera pas faire, mais chacun sait ce que valent ces promesses…

« France relance » est la poursuite de la politique qu’il mène depuis mars : arroser de milliards les grandes entreprises. Côté « sauvegarde de l’emploi », le bilan est sans appel : le plan de Bridgestone vient s'ajouter à une longue liste de plans de suppressions d'emploi, Auchan, Beneteau, Général Electric, etc... Depuis le 1er mars, une multitude de plans sociaux ont détruit plus de 50 000 emplois, trois fois plus qu'après la crise de 2010. Avec les licenciements individuels, les travailleurs indépendants qui ont du mettre la clé sous la porte, plus de 700 000 personnes ont perdu le travail au cours du 1er semestre 2020.

Les multinationales, elles, ne craignent pas la faillite. Gavées de milliards, elles continuent de verser de copieux dividendes à leurs actionnaires. A l’instar de Brigestone, elles mettent à profit la situation créée par la crise sanitaire pour mener à bien des plans de restructuration prévus de longue date, sans autre objectif que d’optimiser leurs profits. Elles le font avec le soutien politique et financier de l’Etat.

« France relance » : un plan de guerre de classe

Le plan « France relance » s’inscrit dans cette logique, au service du grand patronat, contre les travailleurs et la jeunesse.

Le gouvernement a montré et continue de montrer son incapacité à maîtriser, autrement que par des mesures policières, l’évolution de la pandémie de covid. Contraint par la pression sociale à accorder des revalorisations de salaire aux soignants, il refuse de financer les besoins en matériel et personnel qui permettraient aux services de santé d’assurer leur fonction dans des conditions décentes. Et c’est la même incurie, le même bricolage qui prévaut dans l’Education comme on peut le voir en cette rentrée scolaire.

Il ne maîtrise pas plus la situation économique. Les centaines de milliards de cadeaux aux patrons s’envolent dans la spéculation boursière. La dette publique flambe, préparant un nouveau krach financier. Les multinationales déplacent leurs entreprises à leur guise, se moquant éperdument des prétendues velléités de « relocalisations » du gouvernement. Elles n’ont pour boussole que leur profit immédiat, et tant pis si cela conduit l’ensemble de la société dans le mur.

Tandis que les milliards pleuvent sur le patronat, une catastrophe sociale se prépare pour les travailleurs et la jeunesse : chômage massif, précarité, misère, surexploitation pour celles et ceux qui auront le « privilège » d’avoir un emploi.

Incapables de freiner cette marche à l’effondrement et conscients que cela ne peut qu’exacerber la révolte sociale, Macron et le gouvernement se préparent à l’affrontement. Ils accentuent la pression policière et se sont engagés dans une surenchère réactionnaire, encourageant le nationalisme, le racisme, la xénophobie, avec la campagne nauséabonde lancée contre le « séparatisme ». Macron cherche à nous diviser, à désarmer notre camp.

Notre propre plan, pour la défense de nos intérêts et un autre monde

Nous n’avons pas d’autre choix que de nous préparer, nous aussi, jeunes et travailleurs, à l’affrontement. Nous préparer à résister collectivement à la recrudescence des offensives du pouvoir sur nos retraites, nos droits sociaux et démocratiques. Nous préparer à faire face aux conséquences désastreuses de l’effondrement dans lequel le capitalisme en faillite nous entraîne, opposer aux plans destructeurs de Macron et du Medef un plan de défense de nos intérêts.

Pour répondre à l’urgence sanitaire, en exigeant des investissements massifs soient réalisés dans le service public de santé, en équipements et embauches. Pour faire face à la vague de licenciements qui est en train de déferler, en nous y opposant collectivement pour imposer la répartition du travail entre toutes et tous sans perte de salaire.

De telles mesures sont vitales pour la grande majorité de la population. Elles se heurtent de plein fouet au pouvoir des patrons de faire ce qu’ils veulent de leurs entreprises, à la propriété. C’est pourquoi ce plan d’urgence sociale et sanitaire s’inscrit nécessairement dans un plan plus général, la perspective d’un changement révolutionnaire, la prise en main par les travailleurs et la jeunesse du contrôle économique et politique de la société.

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