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Après avoir annoncé mercredi 24 septembre, à l’issue d’un conseil de défense et de sécurité nationale, des restrictions et interdictions touchant les bars et restaurants de Maeseille, Lyon et en Guadeloupe - les bars à Bordeaux après 22h00-, c’est aujourd’hui Paris et la petite couronne qui sont placés en « alerte maximale ». L’incohérence des mesures n’échappe à personne, quand les salariés doivent se rendre à leur travail quelles qu’en soient les conditions, quand les transports restent bondés aux heures de pointe, quand les établissements scolaires sont surchargés au mépris des mesures barrière. Le gouvernement, qui craint une nouvelle phase catastrophique de la pandémie sur le système de santé augmente la pression sur la population, les jeunes, les privant de sorties, de loisirs, de sport… Il est incapable de mettre en place une politique sanitaire efficace faute de s’en prendre aux intérêts privés des labos, de la médecine libérale, des groupes privés propriétaires de cliniques et d'Ehpad. Dans les hôpitaux publics, le manque de lits et de personnel est encore plus grave qu’au début de l’épidémie. Les personnels sont épuisés, mais à l'AP-HP (les hôpitaux de Paris), la direction envisage de supprimer la majorité des congés des personnels.

La répression, seule arme de ce gouvernement en faillite

L’incurie du gouvernement est sociale. Sa seule préoccupation est de servir les intérêts privés, ceux des multinationales qui soumettent l’économie et toute la société à leur soif de profits. Pour la population, la jeunesse, il n’y a que des mesures policières pour réprimer, faire taire, infantiliser. Ce sont les mêmes réponses répressives et sécuritaires contre toutes celles et ceux qui contestent sa politique au service des seules classes possédantes, incapable d’apporter la moindre réponse au chômage, à la précarité, à la misère qui explosent. Macron et son gouvernement légitiment les violences policières contre les manifestants et les sanctions contre les salariés récalcitrants dans la fonction publique, l’Education, l’Inspection du travail,  La Poste, la RATP ou la SNCF comme dans les entreprises privées. Le 12 octobre, de nombreux salariés de la Fonction publique auront à cœur d’aller manifester à Poitiers, contre les sanctions dont sont menacés quatre enseignants d’un collège de Melle, dans l’Académie de Poitiers, déjà suspendus huit mois pour faits de grève.

Le plan de relance du gouvernement, un plan de guerre de classe

Alors qu’en pleine crise sociale le gouvernement continue de réduire les dépenses de l’Etat utiles à la population, c’est-à-dire les budgets des services publics et de la protection sociale, il arrose de milliards les multinationales qui, loin d’être en faillite, spéculent de plus belle et continuent de verser de copieux dividendes à leurs actionnaires. Le gouvernement nous dit que le plan de relance de 100 milliards lancé début septembre doit « sauvegarder l’emploi ». Mais Bridgestone annonçait la fermeture de son usine de Béthune, avec 863 licenciements à la clé, des milliers de suppressions d’emplois étaient annoncées dernièrement chez le géant de la restauration Elior, Thalès, Rossignol… après celles d’Auchan, Beneteau, General Electric, Latécoère, et la liste est longue.

Entre le 1er mars et mi-septembre, plus de 57 000 emplois ont été détruits dans des plans sociaux. Plus de 700 000 autres travailleurs individuels, indépendants ont déjà perdu leur travail.

Les centaines de milliards de cadeaux aux multinationales ne créent aucun emploi, au contraire, s’envolent dans la spéculation boursière, et préparent un nouveau krach financier. La fuite en avant capitaliste conduit la société dans le mur.

Apporter nos propres réponses pour changer ce monde

Nous ne pourrons répondre à la crise sanitaire, sociale et démocratique qu’en apportant nos propres réponses, celles des travailleur-ses et de la jeunesse, qu’en opposant aux plans destructeurs de Macron et du patronat un plan de défense de nos intérêts.

Il passe par la défense d’un plan d’urgence pour la santé et les hôpitaux publics, avec les embauches et le matériel nécessaires, et par l’opposition aux licenciements par le partage du travail entre toutes et tous, à temps complet et sans pertes de salaire.

La défense de notre santé, de notre emploi, de nos droits sociaux et démocratiques ne peut se faire sans remettre en cause les intérêts privés, ceux des classes possédantes, dans la perspective de changer le monde en en prenant le contrôle.

07-10-20

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