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« Les 1 000 personnes les plus riches du monde ont retrouvé leur niveau de richesse d'avant la pandémie en seulement neuf mois » d’après le rapport de l’ONG Oxfam, intitulé « Le Virus des inégalités ». « Les dix hommes les plus riches du monde – dont le français Bernard Arnault – ont vu leur fortune totale augmenter de plus de 500 milliards de dollars depuis le début de la pandémie. Une somme qui serait amplement suffisante pour financer le vaccin contre la COVID-19 pour toutes et tous et éviter que quiconque sombre dans la pauvreté à cause de la pandémie. »

En France, les milliardaires « ont vu leur fortune se reconstituer à hauteur de 175 milliards d’euros, dépassant le niveau d’avant la crise ! Deux fois le budget de l’hôpital public français. »Dans le même temps,plus d’un million de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté (plus de 8 millions en tout). Une personne sur cinq a été obligée de piocher dans ses économies. L’épargne des plus pauvres a fondu de 2 milliards d’euros tandis que les 10% les plus riches en accumulaient 25 milliards de plus. 

La course aux profits et à la compétitivité… une guerre aux travailleurs

Les plans de licenciements se multiplient. Des multinationales, riches à milliards, restructurent, se rachètent et fusionnent dans le cadre de la concurrence mondiale. C’est le cas de Total qui veut fermer son usine de Grandpuits, de Sanofi qui supprime 400 postes de chercheurs en pleine pandémie !

A Blanquefort, Magna, propriétaire de l’usine Getrag (rachetée à Ford) vient d’annoncer un PSE (plan de « sauvegarde » de l’emploi) pour la période 2022-2024 qui prévoit la suppression de la moitié de postes et les prévisions de production s’arrêtent à 2026 !

La crise sanitaire s’amplifie

Les hôpitaux saturent à nouveau et les gouvernements n’ont d’autre politique que répressive. Incapables de réquisitionner les entreprises pharmaceutiques pour les contraindre à mettre leurs moyens en commun pour produire massivement des vaccins, ils n’ont pas été davantage capable de créer les lits nécessaires, d’embaucher et former les personnels nécessaires. Pire, ils continuent à fermer des lits !

Tout dépend de nous

Les faits condamnent sans appel la folie du capitalisme et de ses profiteurs qui plongent le monde dans la misère et le chaos, alors que jamais les moyens techniques et scientifiques n’ont été aussi importants. 

Macron peut bien se plaindre du fait qu’il y a « 66 millions de procureurs » dans le pays qui font la « traque incessante de l’erreur »… mais c’est bien tout ce système qui est en accusation !

Seules nos résistances et luttes collectives peuvent mettre un coup d’arrêt à cette offensive, si elles s’en donnent l’objectif clair, alors que les directions syndicales restent engluées dans le dialogue social.

Les mobilisations contre la loi sécurité globale les 16 et 30 janvier, contre les licenciements le 23 janvier, les journées de grève dans la santé et le social, l’éducation montrent la nécessité de coordonner nos luttes, de les fédérer. Le 4 février en sera une étape. Il s’agit d’exiger notre dû, les moyens de vivre, de faire entendre qu’il ne peut y avoir d’issue à la catastrophe en cours sans que nous-mêmes, travailleurs du public et du privé, artisans, jeunes précaires, étudiants, décidions nous-mêmes de la marche de la société !

C’est bien la nécessité d’une autre organisation sociale qui est posée, pour assurer un revenu digne à toutes et tous, pour produire en fonction de nos besoins, en partageant le travail entre tous, pour assurer la sécurité sanitaire à toutes et tous.

Cette transformation nécessaire, une révolution vers une société socialiste, communiste, ne pourra venir que de nos luttes, notre capacité à faire de la politique pour les intérêts de notre classe.

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