acturevo1

ema nos vies

souscrip.2020

anticap revo

big pharmaAlors que la situation sanitaire ne cesse d’empirer avec la diffusion rapide de nouveaux variants, le gouvernement est incapable de maîtriser l’épidémie. Il ne sait que multiplier les mesures contraignantes contre les populations des régions les plus touchées. Au couvre-feu à 18 heures appliqué dans tout le pays, se rajoutent des confinements locaux les week-ends comme à Nice ou à Dunkerque.

Il semble que le plus important soit de rester enfermés pendant les heures de repos ou de loisirs… pour que le « monde d’avant », c’est-à-dire la machine à profit puisse continuer à tourner !

Parce que le gouvernement ne veut ni s’opposer au patronat, ni dégager des moyens supplémentaires ne serait-ce qu’en embauchant des personnels suffisants dans les hôpitaux et les Ehpad, il ne sait qu’utiliser la contrainte contre les populations, multiplier les règles contradictoires et nous culpabiliser.

Le fiasco de la campagne de vaccination… l’avidité de Big pharma

La vaccination de la plus grande partie de la population permettrait de ralentir la circulation du virus. Mais la campagne de vaccination se révèle de plus en plus comme un fiasco… et certainement pas à cause de l’hostilité aux vaccins.

En France, à peine 2 % de la population a pu être pleinement vaccinée (4 % avec ceux qui attendent encore leur deuxième dose). Même ceux qui devraient être prioritaires n’ont pas toujours accès aux vaccins à cause de la pénurie… A Bordeaux, fin février, une cinquantaine d’habitants d’une résidence pour personnes âgées ont manifesté pour réclamer les doses qui leur avait été promises en décembre : « On veut des vaccins ! ».

Les firmes pharmaceutiques se sont précipitées pour rafler les marchés publics sans se soucier d’investir pour satisfaire les commandes. Alors que l’Union Européenne avait commandé 180 millions de doses à AstraZeneca pour le 2e trimestre 2021, seules 90 millions devraient être livrées. Les firmes se mènent une concurrence féroce, protégeant jalousement leurs brevets, leurs secrets de fabrication.

C’est toute l’absurdité de la situation. Des vaccins ont été mis au point grâce aux extraordinaires progrès des sciences et des techniques et c’est à ce jour le seul espoir d’en finir rapidement avec cette pandémie. Mais ces vaccins ne sont finalement que de simples marchandises avec lesquelles les multinationales pharmaceutiques prévoient surtout d’engranger des milliards de bénéfices.

La pandémie révèle l’absurdité d’un système où les capacités scientifiques de l’humanité entrent en contradiction avec la propriété privée capitaliste qui les détourne de leur utilité sociale pour les mettre avant tout au service de l’avidité des multinationales.

Une politique au service des 1 % contre les 99 %

Les Etats se refusent à imposer le respect de l’intérêt collectif contre ceux d’une minorité d’actionnaires, ce qui voudrait dire réquisitionner les brevets, les usines de production, organiser la production et la distribution en masse des vaccins à l’échelle du monde… et les industriels font ce qu’ils veulent en fonction de la seule recherche de profit.

La pandémie accélère la crise économique, la multiplication des plans de licenciements, des fermetures d’entreprises, entraîne déjà l’aggravation dramatique de la situation sociale pour des millions de personnes.

Face au discrédit des classes dominantes et à la colère qui monte, le gouvernement ne fait qu’afficher son mépris, stigmatisant les pauvres, les travailleurs, les jeunes, les immigrés dans un climat de surenchère réactionnaire et démagogique avec l’extrême droite, et à grand renfort de déploiement de forces de l’ordre.

Ce n’est qu’en rupture avec cette folie du profit et contre tous ceux qui la défendent, que nous tous, travailleurs, jeunes qui faisons déjà tourner cette société par notre travail, pourront construire le « monde d’après »…

la breche