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La guerre fait rage en Ukraine, de plus en plus de villes sont détruites, les réfugiés se comptent par millions, les morts sans doute par dizaines de milliers. Poutine poursuit sa fuite en avant destructrice alors que ses armées s’enlisent face à la résistance de l’armée et de la population d’Ukraine. Il envoie à la mort des milliers de soldats russes, et réprime celles et ceux qui le contestent dans son pays.

Face à cette tragédie, Biden, Macron et les dirigeants occidentaux se lancent dans une surenchère militariste tout aussi irresponsable, provoquant l’autocrate russe. Ils font exploser les budgets militaires, mobilisent des milliers de soldats aux portes de la Russie venant renforcer son encerclement par l’OTAN. Cette escalade est porteuse d’une multiplication des conflits. Leur monde, la mondialisation financière, devient une mondialisation guerrière, pour le contrôle des matières premières, des zones d’influence, des parts de marché, pour maintenir les profits quel qu’en soit le prix payé par les travailleurs, les peuples du monde entier.

Contre l’union nationale au service de la guerre et des patrons

Ici, c’est bien cela que déclinent les programmes des Macron, Pécresse, Le Pen ou Zemmour derrière leur démagogie, leur crasse raciste et nationaliste : nous faire bosser plus, pour Macron et Pécresse jusqu’à 65 ans, casser nos droits, renforcer l’arsenal sécuritaire, et punir les chômeurs et ceux qu’ils appellent avec mépris les « assistés ».

Ils pratiquent un tout autre « assistanat » auprès des patrons qui ont besoin de « résilience » comme dit Castex. Pour eux, ils sont prêts à dépenser « quoi qu’il en coûte ». Les 240 milliards déjà versés par l’Etat depuis deux ans se sont transformés en records de profits : 160 milliards en 2021 pour les entreprises du CAC 40 dont 70 reversés en dividendes, un record !

Au nom de la guerre, ils voudraient nous rendre solidaires de leur politique, et Macron essaie de reconstruire l’union nationale pour augmenter les budgets de l’armement, préparer l’opinion aux guerres... et tenter de se faire réélire.

Notre programme pour le contrôle des travailleur-ses sur l’économie et la société

Face à cette politique, les classes populaires ne peuvent compter que sur elles-mêmes, leurs résistances, leurs luttes. Dans ce numéro, de nombreux témoignages de grèves et d’actions pour les salaires, contre la dégradation des conditions de travail, pour les droits des migrants et des sans-papiers, montrent que la colère grandit pour exiger notre dû, celui des premiers de corvée qui font tourner toute la société.

Augmenter les salaires et les pensions, embaucher pour répartir le travail entre tous, développer les services publics, construire des logements, et aussi en finir avec les politiques racistes et sécuritaires, en accueillant les migrants d’où qu’ils viennent... voilà nos premières mesures d’urgence. Elles ne pourront s’imposer qu’en remettant en cause la mainmise des multinationales sur la société, ce qui passe par l’expropriation des banques et groupes financiers, la fermeture des bourses.

Pour en finir avec la destruction de l’environnement, c’est toute l’organisation de la production et de la distribution qui est à transformer, à planifier.

Pour en finir avec la concurrence et les guerres, nous ne pourrons compter que sur la solidarité internationaliste, la révolte des peuples, en Russie contre Poutine, et ici aussi contre notre propre bourgeoisie, son gouvernement et les marchands de canons, fauteurs de guerre.

Dans ces élections, seuls Philippe Poutou, candidat du NPA, et Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, portent ces idées. De tels objectifs ne pourront être imposés que par le contrôle démocratique de l’économie et de toute la marche de la société, par les travailleur-ses et les classes populaires, la jeunesse, se donnant la perspective de leur propre pouvoir, une révolution.

Votons pour faire entendre la voix de la révolution, votons Philippe Poutou.

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