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Vidéo de l'introduction de Bruno Bajou sur youtube :

https://youtu.be/SCB13AR9CQc

 

A l’heure où nous écrivons, bien des écoles élémentaires et maternelles, comme les collèges, n’ont connu que des réunions préparatoires, avec des situations parfois sensiblement différentes, selon les mairies, plus ou moins à l’écoute des équipes, et plus ou moins fortunées pour équiper les écoles et les personnels qui dépendent d’elles pour respecter les mesures sanitaires. Dans les lycées, le télétravail a repris, sans date précise de réouverture.

Ces réunions, outre le plaisir de se retrouver après le confinement, laissent place à un sentiment contradictoire. D’un côté, des inquiétudes bien réelles face à l’impréparation, les règles difficiles voire impossibles à tenir, la difficulté de travailler avec des masques (quand il y en a), les protections insuffisantes, le manque de matériel et d’effectifs, des locaux trop petits, des sanitaires insuffisants. D’un autre, un soulagement temporaire vu le très faible nombre d’élèves prévu dans un premier temps, mais qui va sans doute grandir au fil des semaines. Bien des parents ont préféré garder leurs enfants à la maison, ne faisant aucune confiance au gouvernement pour ce déconfinement à l’école.

Une pression s’exerce depuis des semaines, par les réseaux sociaux, les collectifs militants, les syndicats, les associations de parents, avec de nombreux échanges sur le droit de retrait et l’éventualité de grève. La dure loi des réalités matérielles a fini par faire reculer Blanquer sur son calendrier de réouverture, désavoué par Philippe. L’objectif est maintenant que chaque élève retourne à l’école « au moins une fois » d’ici la fin du mois. Une déclaration bien vague qui souligne un peu plus encore l’impuissance du pouvoir et ses mensonges lorsqu’il prétend que la réouverture des écoles est une mesure sociale, pour lutter contre le décrochage scolaire.

Mais ses objectifs restent les mêmes : donner l’impulsion à la reprise, lancer le mouvement, et essayer d’engager dans le même temps une profonde réorganisation de l’enseignement. Le gouvernement a en ligne de mire la poursuite du travail à distance pour la rentrée de septembre, une aberration pédagogique certes, mais qui lui permettrait de poursuivre les suppressions de postes et de contourner le problème des bâtiments insuffisants et des classes surchargées.

Dans ces réunions de « pré-rentrée », comme dans les visio-réunions syndicales ou des collectifs, ce sont tous ces problèmes qui se posent en même temps que ceux des conditions matérielles de la reprise.

L’occasion de discuter que nous, travailleurs de l’éducation de tous métiers, sommes les mieux placés, avec les parents, pour évaluer les conditions de la réouverture et comment imposer nos exigences. C’est bien l’objectif de décider nous-mêmes, ce que les enseignants ont été contraints de faire durant tout le confinement face à l’incurie du ministère, qui est posé. Comme il est posé à nous tous, salarié-es du public et du privé pour exercer notre contrôle sur l’ensemble de l’économie et de la vie sociale.

Correspondant-e-s

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