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Lundi 25 au matin, sur France info, l’ex-président Hollande y est allé d’un aveu : il a « sa part de responsabilité dans la situation actuelle des hôpitaux »… Sans blague !

Après ce mea-culpa de tartuffe, il passait à ce pourquoi il était là, tenter de se refaire une petite santé politique en présentant les bienfaits que son quinquennat aurait apporté au milieu hospitalier : création de 30 000 postes, augmentation de 7 % de la masse salariale, revalorisation des salaires des infirmières et des aide-soignantes… tout en occultant soigneusement sa contribution et celle de son gouvernement à la casse du service public de santé. 

En 2014, on pouvait lire dans la presse, à propos du plan Hôpital de Marisol Touraine des titres comme « Marisol Touraine prépare l’hôpital à un plan d’économies drastique – La ministre de la Santé veut développer la chirurgie ambulatoire et les coopérations entre établissements. Les hôpitaux devront économiser au moins 3 milliards d’euros d’ici à 2017 ».

Hollande explique : « Pendant que j’étais président, on parlait de ras-le-bol fiscal, en disant mais pourquoi les financer ces hôpitaux, ces écoles, ces administrations, ces services publics ? ». Il ne nous dit pas qui est ce « on » qui parlait à l’oreille du président et lui dictait sa politique, mais nous en avons une petite idée… 

Et il poursuit : « On a besoin de ces services publics parce que c’est ce qui garantit notre cohésion sociale. » Nous, on croyait que les services publics servaient avant tout à satisfaire les besoins de la population, surtout la plus pauvre. Pour Hollande, le problème, c’est la « cohésion sociale ». Ce qui le tracasse, c’est la révolte sociale qui monte de partout en réponse aux politiques dont il a pris sa part entre Sarkozy et Macron pour répondre aux exigences des plus riches.

Daniel Minvielle

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