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Vidéo de l'introduction de Bruno Bajou sur youtube :

https://youtu.be/SCB13AR9CQc

 

De 500 la première semaine, le nombre d’enfants de soignants accueillis dans les écoles, augmenté de ceux d’autres professions (forces de sécurité intérieure, gendarmes, policiers et pénitentiaires) est monté à 800 élèves aujourd’hui en Gironde.

A l’issue de 4 semaines de fermeture des écoles et de confinement, les conditions de cet accueil continue de poser problème. Les enseignants et agents municipaux ont dû se battre pour que les conditions sanitaires soient au minimum acceptables. Alors que Macron nous annonçait sur les medias que nous étions en guerre, les « soldats » partaient au front sans armes et sans munitions. Les nombreux enseignants volontaires n’avaient pas de masques, les stocks des écoles ayant été rendus pour les soignants prioritaires. Ils n’avaient que les « gestes barrières » et le « respect des distances » dont on sait bien ce qu’ils valent avec de jeunes enfants. Aucun protocole centralisé de l’éducation nationale n’était mis en place, et comme pour la « continuité pédagogique », c’est les initiatives et la coordination des personnels eux-mêmes qui ont permis cet accueil au mieux, avec quelques masques pour ceux qui ont pu se débrouiller à s’en procurer auprès des municipalités. Jusqu’à la semaine dernière, et tant que durait la pénurie, les consignes officielles disaient toujours que l’on pouvait s’en passer. La hiérarchie et son représentant, le DASEN (directeur académique), ne tarissent pas d’éloges sur le dévouement des enseignants. Il a eu le cynisme de vanter dans Sud-Ouest « l’autonomie et la responsabilité des enseignants, au service d’un enjeu collectif et d’intérêt général très fort et bien compris », alors que face à l’impréparation et l’indifférence de la hiérarchie, auxquelles s’ajoutent l’opacité sur la situation réelle, il a bien fallu ne compter que sur nous-mêmes. L’éducation nationale s’est aujourd’hui alignée sur les directives du ministère de la santé au sujet des masques, mais le DASEN a du mal à prendre le virage et continue à mettre en avant les gestes barrières et l’hygiène.

Au printemps de chaque année arrivent les épreuves écrites tant attendues ou redoutées. Les concours viennent dans une large mesure sanctionner la capacité des étudiants à se fondre dans des attendus, que certains auront eu la chance d’acquérir de par leur milieu social ou le temps qu’ils peuvent consacrer à la préparation. Malgré des modalités d’évaluation prônant l’égalité (anonymat, épreuves communes, doubles corrections…), on en est loin et la crise sanitaire actuelle aggrave les choses.

La majeure partie des épreuves écrites aurait dû se tenir lors des mois de mars et avril : elles sembleraient être reportées en juillet… Mais les autorités ministérielles ne savent absolument pas, depuis plus d’un mois, émettre des modalités concrètes d’évaluation. Aucune alternative n’est non plus proposée aux étudiants par les institutions universitaires.

Le directeur général du CHU de Bordeaux, Yann Bubien, aime les media… Très actif sur twitter, facebook, toujours pret à inviter la presse, à répondre à un micro ou à se glisser devant une caméra, l’ancien chef de cabinet de Buzyn… et de Bachelot… a un certain savoir-faire.

Et chose extraordinaire, pour lui tout va (presque) bien ! S’il a dû convenir le 7 avril sur France Bleu « nous avons des difficultés d’approvisionnement en matériel » alors que le personnel dénonçait la consigne de laver les sur-blouses en papier pour tenter de les réutiliser… c’était pour se réjouir aussitôt que le CHU ne soit pas débordé : « la situation est maîtrisée. Nous sommes préparés depuis longtemps ». Et il jurait ses grands dieux : « Pour les masques de protection le problème ne se pose plus ». Des déclarations qui ont fait bondir et révolté dans les services.

Alors que les hôpitaux publics du Grand Est et de la région parisienne surchargés sont obligés d’envoyer les patients intubés/ventilés dans les régions moins impactées comme ici, les patrons des cliniques privées n’ont pas attendu pour se faire entendre et préparer la suite.

La plupart des établissements du privé tournent au ralenti ; l’annulation des interventions non urgentes à la demande de l’Etat a un impact sur l’activité des cliniques et donc sur le chiffre d’affaires… pour ces établissements dont l’activité principale, rentabilité oblige, est la chirurgie, notamment ambulatoire.

Si fin mars le président de la FHP, Lamine Gharbi, déclarait : « J’appelle les professionnels de santé encore disponibles, dans les cliniques privées et ailleurs, à répondre au plus vite aux demandes de solidarité lancées par les régions les plus en difficulté… », des voix s’élèvent maintenant pour demander des compensations financières. Après les avances sur trésorerie de la CPAM, des reports des échéances URSSAF et des emprunts, les patrons réclament une compensation des pertes de chiffre d’affaires par rapport à 2019.

La semaine dernière, la direction a annoncé les mesures qu’elle compte prendre suite à la pandémie. Alors que l’usine est arrêtée depuis le 16 mars, elle saisit l’occasion des ordonnances et de la loi d’urgence sanitaire mise en place par le gouvernement pour contourner le code du travail et nos droits.

Elle impose ainsi à tous les salariés, même ceux en télétravail, de consommer 5 jours de RTT durant le mois d’avril, au motif que les salariés auraient « trop de jours de congés » après le confinement alors qu’il y aura « plus de travail »… Mais la direction ne sait rien de l’état des commandes, en particulier celles prévues pour les pays étrangers touchés eux aussi par la pandémie. Qu’importe, tout ce qu’elle veut, c’est nous piquer des jours de RTT, c’est toujours ça de pris !

La pandémie se répand à la SNCF comme ailleurs. Il y avait déjà 1500 cas de covid fin mars, et dans la semaine du 30 mars, le nombre de cas chez les cheminot.e.s a doublé.

Que faire alors, et comment organiser le travail ?

Bien évidemment, avec les patrons SNCF, la question ne se pose jamais sous un angle démocratique. Eux, les patrons, décident  avec le soutien du gouvernement, de faire payer la crise aux travailleurs.ses, et la réponse ne s’est pas faite attendre.

La pose obligatoire de 5 jours de repos sur la période du mois d’avril a été imposée à tous les cheminots, à peine quelques jours après la mise en place du confinement !

Depuis deux semaines, La Poste a réorganisé son travail en 3 jours consécutifs (pour les centres de tri et les facteurs). De plus, après les droits de retrait, notamment la première semaine, et suite au scandale de la révélation des 24 millions de masques détenus par le groupe (et non distribués aux facteurs, voir encart), dans la grande majorité des bureaux les masques, gants et autre gel hydro alcoolique ont fini par arriver. Alors qu’une majorité de postiers reprend peu à peu le travail, on a pu croire que les conditions de travail, au moins, seraient un peu tranquilles dans cette période de baisse de production.

La fédération Sud PTT avait assigné le groupe La Poste en référé concernant la protection des postiers durant l’épidémie. Pour sa défense, son avocat national a produit un document expliquant que La Poste possédait 24,3 millions de masques en stock. Or les postiers n’en avaient pas vu la couleur !

Interpellée par des syndicats, la direction du groupe a tranquillement expliqué qu’elle gardait ses masques sans en faire bruit par crainte de se les faire réquisitionner ! Après le mini scandale, comme par magie, les masques sont arrivés dans les bureaux pour les postiers qui le souhaitent…

Avec cette période de confinement et de télétravail, nous, salariés de différents employeurs et services du secteur du travail social (éducateurs et éducatrices spécialisés, assistant.es sociaux,…) voyons de grandes différences dans ce qu’on nous demande, même si nous avons pourtant le même financement (le Conseil départemental) et les mêmes missions. Certains services nous appellent encore à venir faire des réunions physiques... Et d’autres plongent à tout-va dans le numérique en créant des permanences numériques et multiplient l’usage des réseaux sociaux.  Ainsi, « être » partout sur le net permettrait de mieux « justifier » notre travail auprès du financeur.

Et cela tombe bien… Car depuis plusieurs années il y a une volonté nationale d’ancrer le numérique dans la pratique des éducateurs. Des journées de formation nous renvoient à des pratiques paradoxales en fonction des services et des professionnel.les. Comment pouvons-nous mixer relation éducative dans le réel et relation virtuelle via les réseaux sociaux ? Les éducateurs ont-ils leur place dans la vie privée des jeunes ? N’est-ce pas un espace d’expression qui leur est propre, et qu’ils n’ont pas forcément envie de partager ?

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