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Vidéo de l'introduction de Bruno Bajou sur youtube :

https://youtu.be/SCB13AR9CQc

 

La crise épidémiologique a mis au grand jour l’incapacité de l’organisation économique mondiale à faire face à l’urgence. En cause, la concentration de bien des productions essentielles, équipements et médicaments, dans des pays comme la Chine. En cause également l’absurdité de ces chaînes de logistique qui déplacent des marchandises d’un bout à l’autre de la planète à seule fin d’assurer les profits maximum, quelqu’en soit le coût environnemental.

Ce système est aujourd’hui en panne partielle, et l’urgence d’en finir avec cette aberration s’impose dans bien des esprits. C’est ce que traduit ce sondage publié récemment par Les Echos sous le titre « Coronavirus : les Français font des relocalisations la priorité de l’après crise » : selon un sondage, 93 % des personnes interrogées demanderaient que l’exécutif garantisse « l’autonomie agricole de la France » ; 92 % qu’il pousse « la relocalisation des entreprises industrielles »,  91 % qu’il « favorise la recherche et la production des laboratoires pharmaceutiques français et étrangers dans notre pays ».

Les catastrophes engendrent toujours leur lot de prétendues théories explicatives, diverses et variées qui se répandent sur Internet. Le coronavirus n’échappe pas à la règle.

De nombreuses vidéos ou messages circulent sur les réseaux tentant d’expliquer que le virus est né dans les laboratoires avec la complicité du gouvernement français ou chinois ou russe ou américain. Certaines soutiennent que cette épidémie est une arme bactériologique contre les peuples créée dans le but d’exterminer une partie de la population. Dans d’autres, la retenue des autorités sanitaires vis-à-vis de la chloroquine serait bien l’exemple que le gouvernement refuse de soigner la population. On y retrouve également le complot juif derrière nos responsables politiques, antisémitisme qui revient, lancinant, depuis le fin fond du Moyen Age. Dans tous les cas, il s’agit de démasquer les « vrais responsables » aux objectifs malfaisants plus ou moins secrets.

Dans ce récit, un ouvrier intérimaire de Bretagne prend la parole, et c’est une baffe contre l’exploitation.

Publié il y a un an, ce roman décrit un quotidien de lutte incessante pour gagner son salaire : travail posté, gestes répétitifs, fatigue et aliénation, pression des chefs… Description précise aussi des ateliers d’une usine de transformation de poissons et fruits de mer, puis d’un abattoir. Face à la dureté du travail, l’entraide, la camaraderie et l’envie de se révolter… C’est aussi une lutte face aux agences d’intérim, à Pôle emploi, à l’incertitude permanente du lendemain…

Tous les jours, il écrit ces feuillets, en vers libre un peu comme Prévert, au rythme des cadences infernales. Il écrit pour tenir, exprimer et défendre sa condition, faire partager aussi sa passion de la littérature et de la chanson présentes tout au long du récit.

6,49 € pour la version électronique sur le site de l’éditeur https://www.editionslatableronde.fr

 

Chaque jour désormais, les chiffres de décès de personnes âgées en Ehpad sont égrenés de façon qui fait froid dans le dos alors que, là comme ailleurs, les conséquences de l’épidémie étaient pour une très grande part évitables ! A Mougins, dans les Alpes-Maritimes, 31 résidents d’un l’Ehpad Korian sont décédés du Covid 19. Il a fallu plusieurs semaines pour que ces morts soient enfin rendues publiques, comptabilisées, des semaines durant lesquelles les grands groupes du secteur ont tout fait pour les minimiser. Et quasiment partout, les familles ont été et sont toujours informées au minimum.

Tout le monde imagine sans mal le désarroi qui est celui des familles mais aussi du personnel démuni, qui n’a pas accès au minimum nécessaire pour se protéger et protéger les résidents !

Après les hôpitaux qui ont fait appel à la générosité publique pour acheter des thermomètres, le CHU de Bordeaux qui a appelé à verser des centaines de milliers d’euros dans une cagnotte en ligne pour acheter des respirateurs... après le scandale du manque de masques, l’ARS appelle à l’aide pour des… surblouses ! Et elle invite les entreprises de l’agroalimentaire, de l’aéronautique et autres, à faire le tour de leurs réserves pour voir tout ce qui peut y ressembler. Elle a même mis en ligne un formulaire d’appel à dons... Ça ne s’invente pas !

De son côté, la direction de l’hôpital de Libourne appelle les couturières volontaires à confectionner des blouses en coton et a fait appel à la population pour fournir le tissu nécessaire !

A l’heure où se succèdent les odes gouvernementales au « changement », les promesses de jours meilleurs, le directeur de l’ARS du Grand Est, Christophe Lannelongue, a déclaré vendredi dernier qu’il n’y avait « pas de raison de remettre en cause » la décision de supprimer 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy d’ici 2025.

Face aux réactions scandalisées, le ministre de la Santé a simplement twitté : « à Nancy comme partout, l’heure est à la mobilisation de tous pour faire face au #COVID19 […] L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent & de refonder notre Hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra ». Y’a pas à dire, on est de suite rassurés !

L’onde de choc sans précédent occasionnée par la propagation du coronavirus n’épargne personne. A l’heure actuelle, ce sont plus de quatre milliards de personnes qui, dans les faits, doivent être confinées. Encore faut-il bénéficier de conditions favorables au confinement.

Comment se confiner lorsqu’on ne bénéficie pas d’un logement ? Comment se confiner lorsqu’on vit souvent à plusieurs dans un logement insalubre, ou dans un hôtel réquisitionné par l’Etat pour des familles entières ? Comment se confiner lorsqu’on est un migrant, errant en ville sans solution, subissant une pression policière permanente ? Comment se confiner lorsqu’on est incarcéré dans des conditions inhumaines ?

A l’heure où les établissements de formation ont fermé mais tentent d’assurer, selon les directives, une certaine « continuité pédagogique », de nombreux étudiants en travail social (éducateurs...) sont rappelés sur le terrain pour venir renforcer les équipes et pallier le manque de personnel déjà réduit à peau de chagrin dans de nombreux établissements avant l’épidémie de Coronavirus.

Une note du ministère des solidarités demande aux étudiants de « s’engager » que ce soit sous la forme de CDD mais aussi de manière bénévole, sous la forme de stages par exemple, alors que les conditions sanitaires minimales pour protéger les salariés et les personnes accompagnées sont rarement assurées. Un appel qui tombe à point nommé lorsque certains collègues sur le terrain s’emploient à faire valoir leur droit de retrait pour inciter les directions à réagir lorsqu’elles sont parfois réticentes à mettre en œuvre des conditions d’accueil et de travail sécures.

Entre injonctions paradoxales et inégalités de traitement, comment la crise du covid-19 vient mettre à mal l’Aide Sociale à l’Enfance.

Si déjà le terme « protection de l’enfance » est une vaste utopie en temps normal, qu’en est-il depuis la crise du coronavirus ? Turn over des équipes, mesures de confinement non respectées, gestes barrières non appliqués, etc.

Aujourd’hui, le système de l’aide sociale à l’enfance (ASE) peine à trouver des solutions pour protéger les jeunes qui lui sont confiés, mais également les professionnels sur le terrain.

Les équipes éducatives ne disposent pas de matériel suffisant pour pouvoir appliquer des mesures d’hygiènes strictes (absence de masque par exemple), ou comment expliquer à un enfant de 4 ans qu’il ne peut pas recevoir son câlin ?

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