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Les écoles de Lormont ont rouvert mercredi, comme partout ailleurs, après quelques jours de très fortes pressions sur les personnels pour appliquer un protocole sanitaire… imposé par une hiérarchie qui n’a pas dû mettre souvent les pieds dans une école ! Comment faire respecter des gestes barrières à des enfants de maternelle, c’est-à-dire les éloigner de leurs copains, de la maîtresse et des adultes qui auront à les soigner, à les rassurer, les consoler… ? Ce protocole sanitaire de déconfinement est à l’image du confinement imposé brutalement par un gouvernement irresponsable, dépassé par les conséquences de sa propre politique au service des classes dominantes, qui a ruiné l’hôpital public. Un protocole surréaliste (chaque poignée de porte, chaque objet, chaque surface touchés par un enfant doit immédiatement être désinfecté), et des conditions de reprise (dans les classes, suppression de tous les jeux, livres, matériel pédagogique collectif…) qui révèlent bien l’incurie et les mensonges de Blanquer, prétendant re-socialiser les enfants alors que la date imposée du 11 mai n’avait d’autre objectif que la reprise des affaires, au mépris de la sécurité sanitaire.

Dans les jours précédant la date fatidique de reprise des cours dans les collèges, le 18 mars, les masques pour les élèves promis par le gouvernement et devant être fournis par l’Education Nationale étaient toujours attendus…

Passons sur l’ambiguïté des formulations du style « dans le cas où les parents ne pourraient pas s’en procurer les établissements leur en fourniront », ou « le port du masque sera obligatoire si la distanciation ne peut pas être respectée »… Mais encore fallait-il que les collèges en aient !

Le décret définissant les modalités d’attribution de la prime que toucheront les personnels hospitaliers est enfin paru ce 15 mai.

Tout ça pour ça ! Des pages et des pages de « précisions », d’exclusions, une liste des établissements classés 1 et d’autres classés 2… Des agents qui toucheront 1500 euros dans un certain nombre de départements, et d’autres, à quelques kilomètres de là qui toucheront 500… Et des départements où la majorité touchera 500 mais où les directions « pourront » verser 1500 à « certains ».

Mercredi 13, le directeur général de Sanofi a annoncé que le groupe pharmaceutique servirait en priorité les Etats-Unis s’il trouvait un vaccin contre le Covid-19. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Etat américain a mis plusieurs centaines de millions de dollars sur la table pour « aider » le groupe à développer ses recherches. La multinationale a rappelé à qui aurait oublié la logique des entreprises privées, dans la santé comme ailleurs, pour laquelle les profits passent avant tout.

Depuis une semaine, des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans ou devant plusieurs hôpitaux dans tout le pays, comme à Toulouse le 11 mai, à Robert Debré à Paris le 14, etc. Dans le département, un rassemblement a eu lieu devant l’hôpital de Blaye le 11. Des manifestations de soignants ont lieu aussi dans d’autres pays.

Les directions des syndicats ont d’ores et déjà annoncé qu’une mobilisation nationale aurait lieu en juin. Mais sans attendre, des RV sont prévus.

Soyons y nombreux, invitons-y nos amis, nos familles, nos voisins.

Dans la santé privée lucrative, les négociations salariales débutent. Les annonces du gouvernement sur le renouvellement de la prime du pouvoir d’achat (que Macron avait lâchée pendant la lutte des Gilets jaunes) pouvant aller jusqu’à 1000 €, voire 2000 s’il y a un accord d’intéressement dans l’entreprise et la prime Covid-19 promise mais dont on n’a pas de nouvelle dans le privé ne répondent pas à la nécessaire revalorisation de nos salaires. Ce n’est pas une fois par an mais chaque mois qu’on en a besoin !

Il aura donc fallu quatre jours de grève des éboueurs à l’appel de la CGT et de FO, du 11 au 14 mai, pour que la Métropole lâche 200 euros supplémentaires. Les éboueurs exigeaient que la prime annoncée par le gouvernement soit versée à son maximum de 1000 euros (chaque collectivité territoriale étant libre d’en décider).

Or la Métropole annonçait une prime de 500 euros… De quoi mettre en colère les prétendus « héros » qui, durant tout le confinement et quels qu’en soient les risques, ont ramassé des poubelles encore plus nombreuses et remplies que d’habitude du fait même du confinement.

ARTE a diffusé un intéressant documentaire sur la vie de cette militante révolutionnaire, née en 1871 en Pologne, qui a pris part à la direction du mouvement ouvrier socialiste (IIème internationale) et des événements révolutionnaires qui ont précédé et suivi la Première guerre mondiale.

Le film décrit la vie de cette militante révoltée dès sa jeunesse, qui rejoint les rangs des marxistes révolutionnaires où elle réussit à gagner le respect et devenir une dirigeante par ses analyses politiques et son enthousiasme capables d’entraîner les masses. Proche des humbles, elle a su garder toute sa vie confiance dans les opprimés se battant pour l’idée que seule la démocratie permettra de changer réellement la société et accéder au socialisme.

Sortir du colonialisme Gironde -  10 € éditions Syllepses

Au mois de juin, les éditions Syllepses vont publier un Guide du Bordeaux colonial, écrit par le collectif Sortir du colonialisme Gironde. Cet abécédaire des noms de rue, avec des notes explicatives, complété par la présentation d’autres lieux et musées, est un livre d’éducation populaire, militant, pour « rendre visible » le colonialisme et l’esclavagisme qui ont laissé d’innombrables marques dans l’agglomération.

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