manif bdx 08 12

ema nos vies

souscription2019

anticap revo

Sans titre 1

Entre injonctions paradoxales et inégalités de traitement, comment la crise du covid-19 vient mettre à mal l’Aide Sociale à l’Enfance.

Si déjà le terme « protection de l’enfance » est une vaste utopie en temps normal, qu’en est-il depuis la crise du coronavirus ? Turn over des équipes, mesures de confinement non respectées, gestes barrières non appliqués, etc.

Aujourd’hui, le système de l’aide sociale à l’enfance (ASE) peine à trouver des solutions pour protéger les jeunes qui lui sont confiés, mais également les professionnels sur le terrain.

Les équipes éducatives ne disposent pas de matériel suffisant pour pouvoir appliquer des mesures d’hygiènes strictes (absence de masque par exemple), ou comment expliquer à un enfant de 4 ans qu’il ne peut pas recevoir son câlin ?

On attendait depuis des mois un krach financier, du fait des niveaux vertigineux atteints par l’endettement des Etats et des entreprises, mais il a été en quelque sorte pris de court par le Covid-19 et la récession profonde causée par le développement de la pandémie. Mais la menace de krach n’en disparaît pas pour autant, bien au contraire. Dans leur volonté d’empêcher les faillites d’entreprise, les Etats démultiplient leur dette, pendant que les banques centrales « rassurent les marchés » financiers à coup de centaines de milliards…

Le bon sens et l’expérience des années passées voudraient que cet argent fabriqué à gogo par les banques centrales serve directement à financer les opérations de maintien de l’économie, ce qui éviterait aux Etats de s’endetter encore plus au risque de précipiter le krach.

Le socialiste Alain Rousset engage à l’échelle régionale la même politique que le gouvernement : mobiliser notre argent pour voler au secours des entreprises et préparer le « rebond économique » qui selon eux devrait suivre l’épidémie. Enfin, c’est ce qu’ils espèrent, car ils n’en savent rien.

Rousset a déjà débloqué 50 millions « et s’il faut monter à 100 millions, on le fera » dit-il.

Certes, cinq millions vont être utilisés pour la survie d’associations (culture, sport, formation…), mais ce sont de fait des structures qui assurent des missions de service public dont se sont débarrassés, depuis des décennies, l’Etat et les collectivités locales. C’est la moindre des choses que la Région intervienne, pour l’instant, sans qu’on sache en fait ce que deviendront les salariés de ces structures, qui sont nombreux à avoir des contrats précaires.

Chez Safran Electrical and Power ISE, depuis près de trois semaines, la CGT dont je fais partie s’est positionnée pour le chômage partiel payé à 100% pour tous et contre la reprise partielle d’activité.

Mais notre direction veut absolument répondre aux « besoins » des clients, Airbus en priorité, Airbus Helicopter, Dassault maintenant, et faire reprendre le travail partiellement sur des activités que nous ne considérons pas comme essentielles dans cette période de crise sanitaire.

Cela fait maintenant 3 semaines que le confinement a commencé. Qu’est-ce qui s’est passé parmi les postiers lorsqu’ils sont arrivés au travail au début de la première semaine ?

Au lendemain de l’annonce du confinement, ça a été la panique… et la rage. L’ensemble des bureaux de distribution et la Plateforme Industrielle de Courrier de Cestas ont vu nombre d’agents exercer leur droit de retrait malgré la pression et les menaces de la boîte.

La détermination des postier.es militant.es CGT a permis d’organiser collectivement l’exercice de ce droit individuel partout où nous sommes présents, SUDPTT a aussi largement contribué à cette mobilisation.

A l’heure d’une soi-disant concorde nationale, je ne parlerai pas des autres organisations dites syndicales aux abonnés absents dans les bureaux ou participant activement à la propagande de la boite…

autres sites

la breche

photoheque rouge