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Vidéo de l'introduction de Bruno Bajou sur youtube :

https://youtu.be/SCB13AR9CQc

 

On attendait depuis des mois un krach financier, du fait des niveaux vertigineux atteints par l’endettement des Etats et des entreprises, mais il a été en quelque sorte pris de court par le Covid-19 et la récession profonde causée par le développement de la pandémie. Mais la menace de krach n’en disparaît pas pour autant, bien au contraire. Dans leur volonté d’empêcher les faillites d’entreprise, les Etats démultiplient leur dette, pendant que les banques centrales « rassurent les marchés » financiers à coup de centaines de milliards…

Le bon sens et l’expérience des années passées voudraient que cet argent fabriqué à gogo par les banques centrales serve directement à financer les opérations de maintien de l’économie, ce qui éviterait aux Etats de s’endetter encore plus au risque de précipiter le krach.

Le socialiste Alain Rousset engage à l’échelle régionale la même politique que le gouvernement : mobiliser notre argent pour voler au secours des entreprises et préparer le « rebond économique » qui selon eux devrait suivre l’épidémie. Enfin, c’est ce qu’ils espèrent, car ils n’en savent rien.

Rousset a déjà débloqué 50 millions « et s’il faut monter à 100 millions, on le fera » dit-il.

Certes, cinq millions vont être utilisés pour la survie d’associations (culture, sport, formation…), mais ce sont de fait des structures qui assurent des missions de service public dont se sont débarrassés, depuis des décennies, l’Etat et les collectivités locales. C’est la moindre des choses que la Région intervienne, pour l’instant, sans qu’on sache en fait ce que deviendront les salariés de ces structures, qui sont nombreux à avoir des contrats précaires.

Chez Safran Electrical and Power ISE, depuis près de trois semaines, la CGT dont je fais partie s’est positionnée pour le chômage partiel payé à 100% pour tous et contre la reprise partielle d’activité.

Mais notre direction veut absolument répondre aux « besoins » des clients, Airbus en priorité, Airbus Helicopter, Dassault maintenant, et faire reprendre le travail partiellement sur des activités que nous ne considérons pas comme essentielles dans cette période de crise sanitaire.

Cela fait maintenant 3 semaines que le confinement a commencé. Qu’est-ce qui s’est passé parmi les postiers lorsqu’ils sont arrivés au travail au début de la première semaine ?

Au lendemain de l’annonce du confinement, ça a été la panique… et la rage. L’ensemble des bureaux de distribution et la Plateforme Industrielle de Courrier de Cestas ont vu nombre d’agents exercer leur droit de retrait malgré la pression et les menaces de la boîte.

La détermination des postier.es militant.es CGT a permis d’organiser collectivement l’exercice de ce droit individuel partout où nous sommes présents, SUDPTT a aussi largement contribué à cette mobilisation.

A l’heure d’une soi-disant concorde nationale, je ne parlerai pas des autres organisations dites syndicales aux abonnés absents dans les bureaux ou participant activement à la propagande de la boite…

Afin de ne pas alourdir la lecture de ce texte, je choisis de ne pas employer l’orthographe inclusive mais pour amorcer la déconstruction, je décide que dans mon texte le féminin l’emporte sur le masculin. Privilège qui me fait plaisir.

Oui nous sommes en guerre, contre le gouvernement et le système capitaliste qui attaquent les acquis sociaux qui restaient. Ils ont armé leurs soldats, leurs forces de l’ordre et nous ont soumises, bien avant le confinement, à des conditions de vie stressantes, épuisantes, mal rémunérées.

Sourd à nos demandes, incapable de prendre des décisions qui nous sauveraient, le gouvernement joue le double discours, il nous applaudit, nous flatte, nous désigne comme des héroïnes, en clair il nous infantilise et « en même temps » il fait passer des mesures qui vont nous massacrer : pas d’embauche mais passage à la semaine de 60 heures, don de RTT, réduction des congés…

Dans le pays le plus touché d’Europe, les travailleurs ont réagi. Alors que la maladie se répandait comme une traînée de poudre surtout en Lombardie et dans la plaine du Pô, la plus industrialisée et polluée d’Europe, 12 millions de travailleurs au bas mot (environ 60 % des travailleurs du pays) étaient obligés de travailler la semaine et de se confiner le week-end ! Les hôpitaux, victimes de l’austérité, dont de nombreux personnels sont précaires et aux salaires bloqués depuis au moins 10 ans, étaient saturés et dépassés.

Une série de grèves sauvages a éclaté en Lombardie vers le 11 mars pour exiger l’arrêt des productions non essentielles. Elle a abouti le 14 mars à un accord entre patronat, gouvernement et syndicats où les grandes confédérations syndicales comme la CGIL, engluées dans le dialogue social avec le gouvernement de « centre gauche » (soutenu par le Parti démocrate et le Mouvement 5 Étoiles), ont établi ensemble une liste d’entreprises pouvant rester ouvertes « en toute sécurité » (services publics, alimentaire, transport, nettoyage et… l’industrie de l’armement).

Face à la catastrophe de l’extension de l’épidémie qui s’accélère dramatiquement sur tout le territoire, Macron, le gouvernement, les patrons en appellent à « l’union nationale », glorifient les soignants, les travailleurs, les prétendus « héros » pour mieux tenter de masquer leurs responsabilités. Alors que les hôpitaux ne peuvent faire face à l’afflux de malades graves après des années de mise à mal du système de santé, Macron a même cyniquement baptisé l’opération de l’armée chargée d’évacuer les malades du Grand Est, opération « résilience » ! Tandis qu’on voit maintenant la police mettre en garde-à-vue pour « non confinement ».

Ils le jurent : la pandémie de coronavirus était « imprévisible » et le gouvernement fait « du mieux possible », n’en déplaise aux « donneurs de leçons »… Dans le Quotidien du médecin, six anciens ministres de la Santé ont volé cette semaine au secours du gouvernement… Au cours des trente dernières années, tous ont mené une même politique de fermetures de lits, de restrictions budgétaires, de casse et de privatisation du système de santé !

« Ceux qui prétendent qu’il y a une autre stratégie sont des gens qui n’assurent pas de responsabilités dignes de ce nom » a ainsi déclaré Evin, ministre (PS) de la santé de 1988 à 1991… lui qui avait dû affronter les immenses grèves infirmières et du personnel hospitalier qui avaient alors imposé, entre autres, de réelles augmentations de salaire.

Alors que la situation continue de s’aggraver dans le secteur public, augmentation de décès, contamination de soignants (plus de 600 à Paris), personnel à bout, certains établissements du privé lucratif commencent à recevoir des patients atteints du Covid 19.

Comme dans le secteur public, les interventions non urgentes ont été annulées et des services réorganisés.

Certains établissements, déjà en capacité de recevoir des patients lourds, comme à la clinique Bordeaux Nord, ont augmenté le nombre de lits ; mais d’autres établissements qui effectuaient la plupart de leurs interventions en ambulatoire tournent au ralenti.

C’est le cas des cliniques Bel Air, Thiers du Groupe Bordeaux Nord ou de la clinique Tivoli du Groupe St Gatien.

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