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Vidéo de l'introduction de Bruno Bajou sur youtube :

https://youtu.be/SCB13AR9CQc

 

Le 21 mars, le syndicat SUD santé sociaux du CHU de Bordeaux écrivait dans un communiqué intitulé « C’est la guerre mais on nous envoie au front avec des balles à blanc ».  « ‘La santé n’a pas de prix affirmait le Président il y a quelques jours, reprenant au passage un slogan syndical ! Alors où sont les masques pour protéger le personnel du CHU Bordeaux ???? Car, dans le soi-disant 1er CHU de France, nous devons nous battre et intervenir tous les jours pour que le personnel (ASH, brancardiers, Agents de Régulation du SAMU...) en obtiennent !!! ».

Plus de dix jours et bien des déclarations du gouvernement et du Directeur du CHU plus tard, alors que le nombre de patients atteints augmente chaque jour, que des collègues sont contaminés, les masques sont certes un peu plus nombreux mais toujours bien loin des recommandations des experts ! Et certaines catégories ont le plus grand mal à en obtenir tels les ASH (agents de services hospitaliers) qui assurent le ménage dans les couloirs où elles et ils croisent nombre de médecins et personnels qui entrent et sortent des chambres !

Pour combattre le Covid-19, il faut des mesures radicales et un choc de solidarité !

Des personnels de santé, syndicalistes, associatifs, scientifiques, habitant·e·s des quartiers populaires, citoyen·ne·s engagés, lancent un appel urgent pour rendre visible et mettre en réseau les initiatives et les exigences du mouvement social. « Nous devons être aujourd’hui à l’image de la société que nous voulons demain. Mobilisé·e·s contre le Covid-19 ou confiné·e·s ! Mais debout, solidaires et exigeants ». Nous vous invitons à signer et diffuser cet appel !

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/300320/pour-combattre-le-covid-19-il-faut-des-mesures-radicales-et-un-choc-de-solidarite?utm_content=buffer53ada&utm_medium=social&utm_source=Twitter_MediapartBlogs&utm_campaign=CM

Depuis le 13 mars, nos enfants sont à la maison, avec leur volonté à travailler ou pas... les connexions ou pas, les ordinateurs, les smartphones, notre disponibilité, avec nos moyens, notre patience, une imprimante… ou pas ! Et tout cela est bien compliqué à gérer. On se dit que pour les plus défavorisés, coupés du monde, c’est une totale gajeure !

Pour nous, les cours s’organisent, il y a les infos officielles du lycée et il y a la débrouille, les réseaux parallèles qui s’organisent ou se ré organisent.

Avec de nombreux enseignants grévistes depuis le 5 décembre, nous avons reçu le 25 mars un courrier du service Ressources humaines du rectorat de l’Académie de Bordeaux.

Il nous informe que nos jours de grève ne seront pas retirés progressivement de nos payes sur plusieurs mois comme cela se fait habituellement, mais avec le plus fort quota possible de retrait par mois (sauf pour le mois d’avril, « à cause du confinement » !)

Cela se traduit par des payes amputées de 300 à 800 € au mois de mars. On le sait bien, des enseignants confinés, ça ne dépense rien, des grévistes, encore moins !

Avec le confinement, quelques entreprises tirent leur épingle du jeu et s’assurent de larges profits. C’est le cas des géants de la vente en ligne comme Amazon ou Cdiscount dont la plateforme logistique est à Cestas. La directrice du site ne s’en cache pas, la boîte avait même « anticipé » le pic de consommation. En effet, les salariés confinés pour télétravail (notamment) se sont équipés en matériel informatique et bureautique. La demande en alimentaire est aussi en augmentation et Cdiscount, qui appartient au groupe Casino a ainsi « étoffé son offre ». Et ce n’est pas par solidarité pour répondre à la peur légitime des gens à sortir de chez eux, mais bien par appât du gain. En effet, pour être sûr d’attirer bien plus de clients, sur certains produits les remises vont jusqu’à 60% ! C’est que les ventes doivent se multiplier…

Un bidonville s’est construit dans le quartier de Lissandre à Lormont depuis le 14 janvier. Entre 200 et 300 personnes dont des enfants surivivent sur un terrain vague près d’un parc, terrain destiné à de l’immobilier et à un centre aqualudique en projet depuis 2010 et qui appartient aujourd’hui au bailleur Clairsienne.

Les familles ont déjà souffert du froid sans électricité. Certains ont été brûlés avec des poêles de fortune, doivent, dans les conditions aggravées par le confinement, se servir de l’eau des bornes à incendie du quartier, à défaut de l’ouverture d’un point d’eau, lui aussi réglémentaire.

Ces squatteurs, Rroms pour la plupart, ont été délogés de plusieurs squatts de la Métropole, Canéjan, puis quai de Brazza.

Il a fallu que l’Etat décide en catastrophe de déroger aux lois de sa Constitution pour que les conseils municipaux élus le 15 mars ne s’installent pas dès le 20 mars.

A Lormont, lorsque j’ai reçu la convocation le 18 mars pour un conseil samedi 21 mars à huis clos, j’ai aussitôt interpellé les élus PS, PC et Verts sur l’absurdité voire la dangerosité de réunir plus de 40 personnes alors que les mêmes appellent les habitants à se confiner.

Le directeur de cabinet, informé, m’a soutenu que les distances seraient respectées en me promettant même une photo de la salle d’apparat préparée... par des agents municipaux sans doute peu nombreux et ayant des choses plus importantes à faire en plein confinement!

Tout le monde voit l’hécatombe que provoque la maladie à l’échelle du monde, avec plus de 3 milliards d’êtres humains confinés.

En Espagne, 3ème pays le plus touché, dans la région de Madrid, vu l’affluence de malades, il a fallu réquisitionner le Palais des congrès pour y installer des milliers de lits. Ailleurs, ce sont des grands hôtels qui sont réquisitionnés. Mais le personnel et le matériel le plus basique manquent cruellement. De nombreux patients attendent allongés au sol dans les couloirs des hôpitaux. Comme dans d’autres pays, des infirmiers se fabriquent des blouses avec des poches poubelle, il y a tellement de décès que la grande patinoire de la ville a dû être transformée en morgue…

A New York, nouvel épicentre de la pandémie, un hôpital de campagne a été installé en plein Central Park pour faire face à l’afflux de malades. Dans la première puissance du monde, le système de santé est ravagé, les hôpitaux débordés, dépendant des associations de bienfaisance.

Ce lundi 30 mars, des travailleurs de plateformes de distribution Amazon et Instacart de New York se sont mis en grève, en plein confinement, suivis le lendemain par ceux de Whole Foods, une chaîne de produits de haute qualité appartenant aussi à Amazon.

Plusieurs dizaines de travailleurs ont quitté leurs postes de travail du site d’Amazon de Staten Island pour se rassembler face au dépôt, sur le parking, des masques ou des écharpes sur le visage, avec la distanciation sociale nécessaire. Sur leurs pancartes, on pouvait lire : « Notre santé est essentielle », « Traitez vos employés comme vous traitez vos clients » ou encore « Il est difficile de fermer un commerce durant 3 ou 4 semaines. Mais il est encore plus dur de fermer pour toujours le cercueil d’un être cher. Reste chez toi ! »

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