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L’idée de cette réunion nous était venue en septembre car on approchait du 10e anniversaire de la chute d’une grande banque multinationale américaine, Lehman Brothers qui a été l’évènement emblématique de ce qu’on appelle communément la crise des subprimes. La chute de cette banque faisait en effet suite à l’éclatement d’une bulle spéculative sur les marchés financiers concernant les crédits immobiliers aux Etats-Unis, et révélait que cette crise au départ localisée sur ce secteur était en train de se transformer en l’une des plus grandes crises économiques qu’a connu l’histoire du capitalisme depuis la crise de 1929.  

Nous allons donc essayer d’expliquer quelles sont les causes profondes de cette crise, et pour cela, Daniel commencera par faire un tableau d’ensemble des mécanismes de fonctionnement du capitalisme, ses évolutions, les rapports de classe et les rapport de force entre ces classes qu’il sous-tend, et ses mutations de structure à travers l’histoire. Ensuite, je parlerai de cette crise de 2007-2008 en particulier et des contradictions qui persistent encore aujourd’hui dans l’économie mondiale, et dont les symptômes ressurgissent régulièrement à travers le monde, comme par exemple avec les récentes crises monétaires en Turquie et Argentine. Nous verrons que partant de ces contradictions, la question de l’inéluctabilité d’une nouvelle crise plus sévère encore se pose encore également, et c’est même aujourd’hui un sujet de préoccupation des institutions financières internationales, des banques centrales et de certains « experts » travaillant pour des grandes banques internationales.

Cette présentation prend une toute autre ampleur avec le mouvement des Gilets jaunes aujourd’hui en France ou encore avec la grande grève qui met en mouvement 150 millions de travailleurs en Inde en ce moment-même. En France, le mouvement des Gilets jaunes est une réaction d’une partie de la classe des exploité-e-s aux attaques de la bourgeoisie (la classe des capitalistes, ceux qui accumulent du capital et gèrent les conditions de cette accumulation) à travers la politique anti-sociale de Macron et de ses prédécesseurs, qui a pour conséquence d’accroître les inégalités, de plonger les classes populaires dans la précarité et la pauvreté. Nous pourront alors voir ici tout ce qu’il y a derrière ces attaques, tous les enfumages (« la poudre de perlimpimpin ») pour les justifier, en quoi elles s’inscrivent dans la logique globale du capitalisme.

La deuxième partie du titre « une seule issue à la crise : sortir du capitalisme » renvoie à l’idée qu’il n’est pas possible d’en finir avec cette politique et ces crises sans bouleverser profondément les rapports de propriété, de production, et le caractère de classe du mode de production capitaliste, et c’est la signification de ce bouleversement qu’on verra à la fin de la présentation. Nous entendons ici la sortie du capitalisme, non seulement comme la seule « issue » à la crise économique, mais aussi comme l’objectif politique révolutionnaire que doit se donner le mouvement des gilets jaunes et la classe des exploités en général pour gagner.

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