Macron va vendre à Zelenski 100 Rafales d’ici 2035. Pour justifier ce contrat d’armement, pour le plus grand profit de Dassault, il prétend agir pour « une paix juste… conforme au droit international… assurant la sécurité d’une Ukraine souveraine, indépendante… ».

Mais loin de vouloir la paix, c’est la guerre que mène Macron avec ses alliés de l’Otan sous la direction des USA, une guerre sanglante par procuration qu’ils mènent contre la Russie depuis trois ans avec le sang du peuple ukrainien, qui a fait 1,4 million de tués ou blessés ukrainiens et russes.

Le « plan de paix » de Trump, c’est la négociation avec Poutine du dépeçage et du pillage de l’Ukraine.

Les marchandages entre grandes puissances contre les peuples ne peuvent amener la paix. Il en va de même du « plan de paix » de Trump pour Gaza, un cynique plan colonial qui entérine le génocide du peuple palestinien.

Le militarisme et la guerre, c’est la guerre contre les travailleur·es 

Le 18 novembre, au congrès des maires de France, le chef d’état-major des armées, agitant le fantasme d’une agression de l’Europe par la Russie d’ici 2030 a dit qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Et le va-t’en guerre Macron voudrait rétablir le service militaire, volontaire pour le moment, pour tenter d’enrôler la jeunesse, la plier à son patriotisme guerrier pour le compte des milliardaires et des multinationales.

La menace de guerre, de conflits « de haute intensité » est une réalité à laquelle se préparent gouvernements et états-major. Il ne s’agit pas de la folie de dirigeants bellicistes à la Trump mais de la logique du système, où les multinationales et les oligarchies financières en concurrence pour s’accaparer les profits tirés du travail et piller les ressources de la planète se mènent une guerre économique et commerciale acharnée qui est indissociable du militarisme et de la généralisation des guerres.

Le réarmement à l’échelle de toute l’Europe, les milliards de budgets militaires seront financés en imposant une austérité impitoyable aux travailleur·es et aux classes populaires. C’est à eux que l’Etat entend aussi faire payer la dette creusée par les 270 milliards de subventions et de cadeaux au grand patronat et aux multinationales. En s’en prenant aux services publics et la santé, en aggravant les attaques contre les chômeurs, les allocataires sociaux, les malades et les handicapés, les sans-papiers… alors que les besoins sociaux sont de plus en plus criants.

Ces attaques ne peuvent être imposées que par des mesures autoritaires 

C’est dans l’intérêt des ultra-riches et des milliardaires que les gouvernements de droite, de gauche et macroniste ont gouverné en menant des politiques antisociales qui n’ont cessé de creuser les inégalités, d’accroître la misère d’un côté et de concentrer les richesses de l’autre. Il n’y a pas eu de « ruissellement » de la richesse sur les plus pauvres. En 2003, les ultra-riches gagnaient déjà en 95 fois plus que les ménages les plus modestes. En 2022, ils ont gagné 167 fois plus.  

La discussion sur le budget au Parlement est une mascarade. Tous les partis, de la gauche au RN font mine de s’opposer, mais sur le fond aucun ne remet en question la logique capitaliste de course au profit. Tous défendent la souveraineté nationale et l’austérité, se soumettent aux exigences des milliardaires et du grand patronat au nom de « l’économie nationale », renforçant les forces les plus réactionnaires autour de l’union des droites des LR au RN, aux portes du pouvoir.

Solidarité de classe internationaliste contre la guerre sociale et militaire !

Contre l’austérité et la guerre, pour nos besoins et nos droits, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, notre organisation et nos luttes.

Laisser croire, comme le font les député·es de la France insoumise que le vote pour eux peut redresser la situation par une politique « plus sociale » sans toucher au système capitaliste est un mensonge. L’intégration de la gauche parlementaire au système, de même que celle des directions syndicales au dialogue social laisse le terrain à l’offensive de la réaction, aux politiques guerrières, austéritaires, répressives.

Nous avons besoin d’opposer aux appareils la démocratie « par en bas », de nous organiser en toute indépendance de classe pour préparer l’affrontement inévitable avec les milliardaires et le pouvoir qui les sert, quel que soit le gouvernement, imposer l’annulation de la dette, l’expropriation des banques et des grandes entreprises, mettre l’ensemble des richesses produites au service de la collectivité, pour en finir avec le militarisme et la guerre, avec la domination du capitalisme. 

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