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Pour constituer le gouvernement, Macron et Attal ont puisé dans la droite la plus réactionnaire, de Vautrin à Dati en passant par Oudéa-Castéra, « macroniste » qui fait la promotion d’une école privée sexiste et homophobe. Macon affiche la couleur : redoubler l’offensive contre le monde du travail et la jeunesse pour mieux financer les actionnaires et la finance, comme il l’a précisé lors de sa conférence de presse.

Réforme des retraites, attaques contre les droits des chômeurs, inflation, tout contribue à baisser notre pouvoir d’achat. On nous serine que l’inflation baisse, mais les prix continuent d’augmenter, tandis que salaires, retraites et minimas sociaux sont loin de suivre. En deux ans, la consommation des ménages a baissé en moyenne de 7,8 % ; 20 % des étudiants ne mangent pas à leur faim ; des centaines de milliers de personnes sont à la rue dont des milliers d’enfants.

Les « géants » du CAC 40, eux, se frottent les mains. En 2023, ils ont versé 100 milliards d’euros à leurs actionnaires, un record. C’est le produit de l’exploitation des travailleurs, du racket de l’inflation et des cadeaux faits aux riches. Cela a entraîné une augmentation sans précédent de la dette de l’Etat dont les intérêts annuels, plus de 50 millions d’euros pris sur les caisses publiques, enrichissent les spéculateurs. La dette, qui a dépassé 3000 milliards d’euros, sert de prétexte à Le Maire qui a annoncé « au minimum 12 milliards d’euros d’économies en 2025 » sur les budgets publics, aui manqueront aux hôpitaux, aux budgets sociaux, aux services publics.

A ces attaques s’ajoute la Loi Immigration qu’ils ont le cynisme de présenter comme destinée à préserver les intérêts et la sécurité des travailleur·es « français·es » ! La réalité, c’est que leur offensive contre celles et ceux contraint·es à l’exil par la misère, la guerre et le dérèglement climatique, dont les grandes puissances sont les premières responsables, cherche à nous diviser tout en fragilisant encore plus les travailleur·es sans-papiers, de plus en plus désarmé·es face aux exploiteurs.

L’offensive contre les migrant·es participe de l’offensive générale contre le monde du travail. Pleins de préjugés racistes et xénophobes, les Macron et Le Pen voudraient détourner la colère sociale qui naît de la dégradation de nos conditions de vie.

Notre réponse, c’est d’unir nos forces et nos luttes, travailleur·es avec ou sans papiers, quelles que soient notre origine, notre nationalité, notre couleur de peau, uni·es pour faire valoir nos droits !

Leurs guerres ne sont pas les nôtres !

La guerre n’en finit plus en Ukraine, au Moyen Orient et dans bien d’autres zones de la planète. En distillant le poison du nationalisme et du militarisme, le gouvernement et ses donneurs d’ordre voudraient nous associer à leurs politiques guerrières. Mais ces guerres ne sont pas les nôtres. Elles sont le produit de l’exacerbation de la concurrence entre multinationales et puissances capitalistes, pour le contrôle des populations et des marchés, des ressources et des réseaux d’approvisionnement. Notre intérêt de travailleurs, c’est notre solidarité vis-à-vis de toutes celles et ceux qui sont écrasés sous les bombes à Gaza ou qui servent de chair à canon sur les champs de bataille d’Ukraine et d’ailleurs.  

Guerres et militarisme, lois xénophobes et racistes, attaques contre les chômeurs, inflation alimentée par la spéculation des multinationales, catastrophe environnementale… le système capitaliste mène la société dans le mur, sans autre boussole que sa soif aveugle de profits. Face à cela, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. La gauche politique comme syndicale, dominée par les jeux parlementaires stériles et le « dialogue social » est incapable de s’opposer à la fuite en avant dans laquelle nous entraîne le système capitaliste en déroute.

Il est urgent de discuter, de nous organiser pour riposter ensemble, empêcher les mauvais coups en préparation. Face à la politique de Macron et de ses donneurs d’ordre, la seule issue est la solidarité internationaliste du monde du travail, des femmes et de la jeunesse, nous préparer à construire ensemble un autre monde, débarrassé de l’exploitation et des frontières.