pas de prison pour GatanQuatre mois après les attentats terroristes de janvier, et alors que Valls déclamait que « La meilleure des réponses au terrorisme c’est le droit, la démocratie, c’est la liberté », une nouvelle loi va se discuter et se voter à l’assemblée le 5 mai, la loi sur le renseignement, qui va venir renforcer l’arsenal des 25 lois sécuritaires votées depuis 15 ans.

 

Les beaux discours sur « la démocratie qu’on a voulu abattre, ce sont les débats, les confrontations » (du même Valls) se sont vite transformés en actes sécuritaires et répressifs : 122 000 flics et militaires sur tout le territoire, encerclement de quartiers en « zones sensibles », arrestations, gardes à vue et condamnations en masse… et la remise en cause même du droit à manifester, comme à Toulouse par exemple, où les manifestations contre la ZAD et l’assassinat de Rémi Fraisse se sont faites sous contrôle policier, accompagnées d’arrestations et de condamnations à des peines de prison ferme, comme pour notre camarade du NPA, Gaëtan.

« L’esprit du 11 janvier », c’est d’abord l’unité nationale décrétée par le gouvernement pour faire passer sa violence sociale contre nos droits et nos libertés. Il ne peut tolérer la moindre contestation ; il lui faut criminaliser le mouvement social pour le museler.

Dans un climat où le risque d’attentat est présenté comme le risque majeur, le gouvernement va faire voter la loi sur le renseignement, déjà débattue en procédure d’urgence à l’assemblée. Cette loi va légaliser des méthodes dignes de barbouzes. Tous les moyens de flicage vont devenir légaux : écoutes au domicile, géolocalisation par pose de valisettes sous les véhicules, installation de boîtes noires chez les opérateurs et hébergeurs de sites munies d’algorithmes chargés de détecter des comportements « suspects », pose de fausses antennes relais capables de capter les conversations des habitants dans un rayon de 500 m. Tout ce pouvoir d’espionnage sans aucun mandat judiciaire, à la discrétion du Premier ministre !

Un Etat qui écoute secrètement tout le monde est bien un Etat policier !

Ce qui est attaqué dans ce projet, ce sont bien nos droits fondamentaux à une vie privée et à la protection de nos données, à la critique et à la manifestation, bref, à la contestation et à la rébellion !

Contre cette nouvelle attaque liberticide, mobilisons-nous !